lundi, décembre 6, 2021

Des milliers de Soudanais manifestent pour exiger de « protéger la révolution »

Des milliers de Soudanais ont manifesté, ce jeudi, dans la capitale Khartoum, et dans le reste des États du pays, pour exiger de « protéger de la révolution, l’achèvement de ses objectifs et la réalisation de ses revendications ».

L’Association des professionnels soudanais, chef de file du mouvement de protestation, a appelé, dans la journée du mercredi, toutes les forces et tous les secteurs à participer aux manifestations du jeudi, et a formulé 13 revendications pour accomplir les objectifs de la révolution qui, le 11 avril 2019, avait renversé le président Omar el-Bechir (1989-2019).

Des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Khartoum et à travers tout le pays. Ils ont brandi des drapeaux nationaux, ainsi que des banderoles appelant à un régime civil, où l’on pouvait lire aussi « Soit une autorité civile, soit une révolution éternelle » et « Le pouvoir entier aux mains du peuple ».

Les manifestants ont également scandé des slogans, tels que « (Révolution) Pacifique, pacifique » et « Révolutionnaires libres… Nous continuerons le parcours ».

Les manifestants sont sortis dans les villes de Khartoum, Bahri, Omdourman, Kassala, Gedaref, Khashm el-Girba (est), El Fasher, Nyala, Ed-Daein, El-Geneina (ouest), Sannar, Singa, Ad-Damazin (sud-est), Wad Madani , Manaqil (centre), et El Obeid et Al-Nouhoud (sud).

Les manifestations ont exigé un régime civil, la fin du partenariat avec les militaires dans l’autorité de transition, l’achèvement d’une transition démocratique pacifique et le rejet des appels du mouvement de la Charte nationale et de la composante militaire de l’autorité, à dissoudre le gouvernement et en former un autre.

Le Premier ministre Abdullah Hamdok était à la tête des manifestations à Khartoum avec un certain nombre de ministres, dont notamment, le ministre des Affaires du Conseil des ministres, Khaled Omar Youssef, et le ministre des Transports Mirghani Musa.

Depuis un mois, les tensions s’intensifient entre les composantes militaire et civile de l’autorité de transition, en raison de l’accusation soutenue par les chefs militaires contre les forces politiques (civiles) de ne rechercher que leurs intérêts personnels et d’être responsables des coups d’État dans le pays, et ce, après avoir déjoué une tentative de coup d’État militaire, le 21 septembre dernier.

Pendant 64 ans, le Soudan a été le théâtre de 3 coups d’État et de 8 tentatives ratées de coup d’État.

Depuis le 21 août 2019, le Soudan vit une période de transition de 53 mois qui devrait se terminer par des élections au début de l’année 2024. Durant cette période, le pouvoir est partagé entre l’armée, les forces civiles et les mouvements armés qui ont signé un accord de paix avec le gouvernement, le 3 octobre 2020.

SourceAgences

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