samedi, avril 17, 2021

«Des officiers émiratis et français encerclés à la base al-Watiya et des négociations en cours pour leur libération», indiquent des activistes sur les réseaux sociaux

Courrier arabe

Des centaines de comptes sur les réseaux sociaux ont signalé que les forces du Gouvernement d’union nationale (GNA) encerclaient un groupe de conseillers militaires étrangers français et émiratis dans la base aérienne d’al-Watiya. Et alors que rien n’est officiel, certains affirment que Mohammed Dahlan est parmi eux, laissant poser des questions sur l’affaire et des interrogations sur les négociations en cours, et sur le rôle que pourraient avoir la Tunisie et l’Algérie.

Lundi, les forces du GNA avaient mené des attaques intensives et ont pu conquérir plusieurs régions des côtes ouest, et avancer vers la base aérienne al-Watiya, l’encerclant complètement.

Depuis mardi, des informations se sont répandues, signalant que dans la base, se trouvaient «une belle prise», sans pour autant préciser ou confirmer si les annonces étaient bien précises.

La militante Fatima al-Wahch se demanda : «Qui des personnalités occidentales et arabes pouvaient être dans la base? », soulignant « qu’à ce stade, le rôle de la Tunisie sera décisif si elle leur permettait de fuir à travers ses terres».

«Abu-Dhabi en plein désarroi»  

De sa part, l’activiste jordanien, Huthaifa Abdullah, nota : «Les Émirats arabes unis se suicident pour tenter de sauver leurs hommes, pris au piège à al-Watiya». Il précisa qu’Abu Dhabi frappe à toutes les portes, cherchant des aides pour sauver son image internationale».

«Une guerre internationale menace la révolution libyenne»

Dans cette optique, l’activiste tunisien Mohamed Hnid, publia: «Des officiers des renseignements secrets sont encerclés en Libye, dans la base d’al-Watiya, près des frontières tunisiennes».

Selon lui, «des parties redoutent un scandale internationale, au cas où les officiers seraient interpellés et présentés aux médias».

Il précisa : «Des communications sont en cours, avec la Tunisie et l’Algérie pour les faire fuir à travers les frontières et poignarder la révolution libyenne dans son dos», soulignant que «la révolution du peuple libyen était confrontée à une guerre internationale».

«Israël n’est jamais loin»

Un autre activiste a déclaré: «Les responsables israéliens savent qu’une force européenne, composée de 140 soldats et un nombre d’officiers émiratis, se trouvent dans la base al-Watiya», indiquant que l’Europe redoutait un scandale politique internationale, si ces personnes se font interpellées par les forces du GNA et soient exposées aux médias.

«Haftar abandonné par l’Europe, en échange d’équipements médicaux»

Aussi, Mlhann al-Metiri, déclara: «Des communications diplomatiques ont retardé la prise d’assaut de la base, et des informations indiquent que l’Europe a abandonné Haftar à Erdogan, en échange des aides médicales et des équipements nécessaires à la lutte contre le coronavirus», il appela «les frères libyens à fermer les canaux de contact et à envahir la base et arracher une victoire politique, comme ils l’avaient fait avec Kadhafi».

«Rien n’est officiel»

Toutefois, l’activiste palestinien, Ibrahim Hamami, précisa : «Les histoires de la fuite ou de l’arrestation d’une belle prise, depuis la base libyenne d’al-Watiya ne sont que de simples rumeurs, et aucune source n’a confirmé ces informations».

Il indiqua que la base était encerclée par les forces du GNA, expliquant qu’il était impératif d’attendre des confirmations officielles.

Hamani nota lors d’un autre tweet: «Attendre et espérer que Dahlan soit encerclé dans la base al-Watiya démontre à quel point cette personne est détestée».

Tout en précisant que «Dahlan était bien plus lâche pour se trouver sur terrain parmi les premières lignes», et en signalant: «Le rôle de Dahlan n’est pas de guider les combats, mais de saccager et de ruiner à distance… Ce n’est pas Qassim Soleimani, pour s’impliquer en personne».

Les sources officielles s’abstiennent de parler

Par ailleurs, une source militaire à Tripoli a signalé aux médias «qu’il était fort probable que des officiers étrangers soient pris au piège, après avoir été abandonnés par les milices de Haftar qui avaient pris la fuite lors des violents combats», sans donner plus de détails.

De son côté, Ahmad al-Majei, le porte-parole de Burkan al-Ghadab (Volcan de la colère) leur affirma n’avoir aucune information sur cette affaire et précisa «n’en avoir entendu parler qu’à travers les réseaux sociaux».

Rappelons toutefois, que le GNA avaient précédemment signalé que Haftar se servait de conseillers étrangers, affirmant qu’ils étaient centrés dans la bases al-Watiya, la chambre opérationnelles de ses milices, et d’où sont lancées les attaques menées contre Tripoli.

Al-Watiya, l’une des plus grandes bases aériennes en Libye, et en plus de sa position stratégique, elle comprend des entrepôts et des hangars, une station de kérosène et de fuel, un aérodrome et une cité résidentielle.

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