mardi, novembre 24, 2020

Irak : levée du blocage des sites de réseaux sociaux

Les autorités irakiennes ont levé, jeudi, le blocage des médias sociaux, imposé depuis le déclenchement des manifestations anti-gouvernementales début octobre.

Les correspondants d’Anadolu ont rapporté que les principaux sites de médias sociaux utilisés en Irak, notamment Facebook, Twitter, Instagram, Telegram et WhatsApp, fonctionnent à nouveau normalement.

Pour sa part, le bureau d’information du ministre des Communications, Naim al-Rubaie, a indiqué dans un communiqué, dont Anadolu a reçu une copie, que « le ministère a obtenu les autorisations officielles permettant de lever définitivement le blocage des sites de réseaux sociaux ».

Le ministère n’a pas indiqué qui avait accordé ces autorisations.

Les autorités irakiennes ont bloqué des sites de réseaux sociaux, depuis le déclenchement des manifestations anti-gouvernementales début octobre.

Depuis lors, les autorités ont coupé et rétabli le service Internet, mais les sites de réseaux sociaux sont restés bloqués, ce que les manifestants et les défenseurs des droits de l’homme considèrent comme des restrictions illégales à la liberté d’expression.

Le gouvernement irakien affirme qu’il restreint l’accès à Internet pour bloquer le « discours de haine »

L’Irak est, depuis le début du mois d’octobre, le théâtre de manifestations antigouvernementales sans précédent. Selon les statistiques d’Anadolu, basées sur des chiffres de la Commission parlementaire des droits de l’homme et des sources médicales, 339 personnes ont été tuées et 15 000 autres blessées, depuis le début des manifestations.

La grande majorité des victimes sont des manifestants qui se sont confrontés aux forces de sécurité et à des milices appartenant à des factions chiites proches de l’Iran.

Les manifestants ont d’abord réclamé de meilleurs services, des emplois et la fin de la corruption, avant que leurs exigences ne soient revues à la hausse pour réclamer le départ du gouvernement d’Adel Abdel-Mahdi et de l’élite politique, accusée de corruption.

Abdel-Mahdi refuse de démissionner et exige que les forces politiques s’accordent d’abord sur une alternative, prévenant que l’absence d’alternative « rapide et sans heurts » laisserait l’Irak face à l’inconnu.

SourceAgences

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