lundi, novembre 23, 2020

L’Arabie saoudite fait face à de nouvelles accusations, dans l’affaire de l’espionnage de Twitter

Courrier arabe

Mardi, le ministère américain de la Défense a élargi la liste des accusations, concernant l’affaire de l’espionnage de Twitter, où l’Arabie saoudite est impliquée. La liste a compté également l’escroquerie, le blanchiment de l’argent, la falsification et le détournement des preuves.

Plusieurs médias ont indiqué que «depuis quelques temps, les tribunaux américains ont commencé à traiter des affaires sur l’implication des autorités saoudiennes et de personnalités de la famille royale d’Arabie saoudite, dans une affaire d’espionnage de comptes de milliers d’utilisateurs de Twitter, et dont des opposants saoudiens se trouvent en tête».

Ils ont signalé que «la liste présentée par le ministère au tribunal a inclus les noms de 3 personne, Ali al-Zabarah et Ahmed al-Mutairi, deux Saoudiens, ainsi que  Ahmad abou Ammou, un américain d’origine libanaise», précisant que «Ahmed al-Mutairi travaillait comme assistant du directeur du bureau du prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane».

Selon nombreuses sources médiatiques, «La liste des charges indiquait que les accusés avaient fourni des informations privées, comme les dates de naissances, les numéros de téléphone, les adresses e-mail et l’identité unique sur Internet (ID) et ce en échange de cadeaux, d’argent et de promesses pour accéder à des postes officiels».

«La liste des charges comptait de nouvelles preuves, démontrant qu’al-Mutairi avait inauguré une compagnie qu’il utilisa comme façade afin de transférer les données, et indiquant qu’il avait fourni aux autorités saoudiennes des informations contre les opposants», ajoutèrent les médias.

Rappelons que David Anderson, le procureur général chargé de l’affaire, déclara que «la plainte judiciaire accusait des membres saoudiens d’avoir chercher dans le système interne de Twitter, pour obtenir des informations personnelles sur les opposants saoudiens et des milliers d’utilisateurs de Twitter».

Précédemment, les États-Unis avaient signalé que «l’un des accusés avait menti au détective du bureau d’enquête fédéral (FBI)», signalant que «qu’en fournissant de fausses pistes, l’accusé n’avait pris en compte le fait que ses mouvements, ses communications, et ses actions financières étaient suivis avec précision».

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