jeudi, mai 6, 2021

L’Arabie saoudite signe un accord avec la Grèce pour acheter des missiles « Patriot »

Le ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Dendias, a fait savoir que son pays a signé un accord pour doter l’Arabie saoudite du système de défense aérienne «Patriot», dans le but de « protéger les installations énergétiques vitales » du Royaume.

Mardi, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Faisal bin Farhan et son homologue Dendias, ont signé lors de leur rencontre à Riyad, « un accord entre les deux pays concernant le projet des mesures relatives au statut juridique des forces armées grecques participant au soutien des capacités de défense du Royaume », en présence du ministre grec de la Défense, selon l’Agence de presse officielle saoudienne (SPA).

L’Agence de presse saoudienne n’a pas fourni de détails sur cet accord.

« Nous avons signé un accord pour le transfert d’une batterie (de missiles) Patriot en Arabie saoudite », a déclaré Dendias par voie de communiqué, notant qu’il avait également signé un accord de coopération avec les pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), selon le site américain « US News ».

Le chef de la diplomatie grecque a estimé que « l’accord est un grand pas en avant pour Athènes en matière de coopération avec les pays du Golfe ».

Il a souligné que « le système de défense aérienne « Patriot » de fabrication américaine, sera utilisé pour protéger les installations énergétiques vitales du Royaume », selon le site américain.

Jusqu’à 14h45 GMT, le gouvernement saoudien n’a émis aucun commentaire sur l’accord susmentionné.

Le ministre grec des Affaires étrangères est arrivé mardi à Riyad, en compagnie de son homologue de la Défense, Nikos Panagiotopoulos, pour une visite d’une durée indéterminée.

Le système de défense aérienne « Patriot » est principalement conçu pour contrer les attaques de missiles balistiques.

Les « Houthis » lancent de manière récurrente des missiles balistiques, des projectiles et des drones, en direction des régions saoudiennes, dont certains provoquent des pertes humaines et matérielles, au milieu d’annonces récurrentes par la Coalition arabe de leur destruction.

La Coalition arabe accuse le groupe rebelle de recevoir ces armes de l’Iran.

Le conflit au Yémen oppose depuis 2014 les forces du gouvernement reconnu par la communauté internationale, aux rebelles « Houthis », soutenus par l’Iran et qui ont pris le contrôle d’une partie du territoire, dont la capitale Sanaa. La situation s’est encore compliquée avec l’intervention du voisin saoudien en 2015, dirigeant une Coalition arabe qui mène des opérations militaires pour soutenir les forces pro-gouvernementales.

La guerre au Yémen en cours pour la septième année consécutive, a coûté la vie à 233 000 personnes, tandis que 80% de la population d’environ 30 millions de personnes dépend de l’aide pour survivre dans la pire crise humanitaire au monde, selon les Nations Unies.

SourceAgences

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