lundi, juin 14, 2021

Le directeur de l’UNRWA s’attire les foudres de la colère palestinienne, après avoir félicité l’armée israélienne

Courrier arabe

Matthias Chamali, le directeur général de l’UNRWA à Gaza (l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine), a déclenché la colère des Palestiniens, fractions et population, après les déclarations à une chaîne israélienne et lors desquelles il avait salué «la précision» des frappes faites par les avions israéliens. Des demandes proclamant sa démission ont été lancées et les Nations unies sont appelées à présenter des excuses.

Chamali avait présenté des déclarations à la chaîne israélienne, Canal 12, indiquant : «Je ne suis pas un expert militaire, mais de mon point de vue, une précision a été signalée au niveau des frappes aériennes menées par l’armée israélienne, durant les 11 derniers jours».

Il avait estimé que lors de l’offensive menée contre la bande de Gaza, «Israël n’avait attaqué des cibles civiles que dans des cas exceptionnels».

La furie du Hamas

Le Hamas s’est dit être «choqué» par les déclarations de Chamali, signalant lors d’un communiqué, «Il s’est pris pour un consultant militaire ou pour le porte-parole de l’armée israélienne, il a justifié les attaques israéliennes menées contre les civils et leurs maisons, a minimiser l’ampleur des dégâts infligés aux Palestiniens, et a décidé de féliciter la précision de ciblage de l’armée israélienne».

«Nous rappelons à Chamali qu’il est directeur général de l’UNRWA, et que sa mission principale était de protéger et de travailler à aider les réfugiés, pas de justifier l’offensive lancée contre eux, et qui a tué leurs enfants et détruit leurs maisons. Nous lui rappelons que cette offensive, à elle seule, nous a coûté 250 martyrs, dont 66 enfants et 39 femmes, et plus de 2000 blessés, majoritairement des enfants et des femmes, en plus des milliers de maisons et des centaines d’institutions sanitaires, pédagogiques et sociales détruites», avait ajouté le communiqué.

Le Hamas demanda à l’UNRWA «de présenter des excuses officielles auprès du peuple palestinien, et auprès des victimes, et à entreprendre ce qu’il faut pour que de tels actes ne se reproduisent plus».

L’UNRWA doit s’excuser 

De son côté, le membre du comité exécutif de l’Organisation Palestinienne pour la Libération, Ahmad Abou Houli, avait indiqué , lors d’une lettre manuscrite envoyée à Philippe Lazzarini, le Commissaire général de l’UNRWA, «Ces déclarations portent atteinte à la plus grande organisation affiliée aux Nations unies», en parlant de l’UNRWA.

«Ces déclarations sont trompeuses et elle représentent un crime commis à l’encontre du peuple palestinien. Chamali n’a pas été neutre et il contredit les positions des ONG onusiennes, qui avaient dénoncé l’offensive israélienne et qui avaient estimé que ce que Gaza avait subie, pouvait être considéré comme étant un crime de guerre», avait-il dit.

Il ajouta : «Alors que le monde a vu en direct les bombardements qui ont ciblé les maisons et qui ont causé leur effondrement sur les têtes de leurs habitants, l’UNRWA prétend que seulement quelques cibles civiles ont été touchées».

Il demanda à Philippe Lazzarini de «publier, sans attendre, les corrections concernant les propos de Chamali, ainsi que des excuses pour les prétentions que ce dernier avait émises».

Chamali travaille pour la propagande israélienne  

Aussi affirmé, le mouvement du Jihad islamique palestinien, signala, lors d’un communiqué, que «les déclarations de Chamali arrangeaient l’occupation israélienne».

«Les propos de Chamali ont intentionnellement déformé la réalité. Ils visent à justifier le terrorisme qui attaque les civils innocents et leurs maisons, ainsi que les institutions civiles, commerciales et industrielles», avait-il noté.

Il ajouta : «Chamli a fermé l’œil, refusant de voir les vérités pour servir la propagande israélienne, qui s’autorise à verser le sang des innocents. Ses déclarations présentées à Canal 12 contredisent complétement sa mission autant que directeur général de l’UNRWA ».

Le mouvement demanda que «Chamali soit destitué de son poste», appelant l’administration de l’UNRWA «à s’excuser pour ses déclarations», et exigea que «les responsables de l’UNRWA s’engagent à respecter leur mission qui consiste à protéger les réfugiés palestiniens».

Chamali doit être destitué

De même, le Front populaire pour la libération de la Palestine a exigé que «Chamali soit destitué», à l’ombre de ses déclarations et de ses excès continuels», signalant que «les déclarations faites à la chaine israélienne, Canal 12, au sujet de l’offensive sur la bande de Gaza, étaient une erreur impardonnable».

Attaqué sur les réseaux sociaux

De leur part, les internautes se sont déchaînés sur les réseaux sociaux, exigeant une mobilisation électronique pour chasser Chamali.

Certains ont indigné les déclarations de Chamali, le traitant «d’agent travaillant au service de l’occupation israélienne», et affirmant que son erreur ne pourra être corrigée que «par son départ».

Alors que d’autres ont publié des caricatures, qualifiant Chamali, de «porte-parole de l’armée israélienne», et demandant qu’il parte, «avant qu’il ne se fasse chassé comme rat».

Il est à noter qu’avant d’être muté sur Gaza, Matthias Chamali travaillait pour l’UNRWA au Liban, où il fut connu pour sa mauvaise réputation, comme en témoignaient des vidéos publiées à l’époque sur les réseaux sociaux.

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