mercredi, janvier 27, 2021

Le MAE turc critique « la France de Macron » d’essayer de diviser la Libye

« Le Président français, Emmanuel Macron dépasse les limites et joue un jeu dangereux en Libye », a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu.

Le chef de la Diplomatie turque a accordé une interview à la chaîne turque, Radio Basaksehir, mercredi.

Cavusoglu a critiqué les propos de Macron, notamment sa description du soutien turc au gouvernement légitime d’entente nationale de la Libye, à la demande de cette dernière et conformément aux résolutions des Nations unies (ONU), comme « un jeu dangereux ».

« C’est le Président français, Emmanuel Macron qui dépasse les limites et joue un jeu dangereux en Libye », a insisté le ministre turc.

Il a rappelé les relations profondes historiques entre la Turquie et la Libye, l’accord maritime qu’elles ont signé le 27 novembre, et les précédents accords signés dans les domaines de l’énergie, l’économie et les infrastructures.

« Un équilibre a été retrouvé dans la région, grâce à la Turquie », a-t-il poursuivi, ajoutant que les Émirats arabes unis (ÉAU) et la France sont les pays les plus mécontents du renforcement du gouvernement légitime libyen.

« La présence de la France ici et ses activités, sont préoccupantes, a-t-il insisté. Surtout après l’opération turque Source de paix [en Syrie], la France […] a commencé à soutenir les séparatistes partout. En 2011, ils ont bombardé la Libye, et l’ont quittée. Maintenant, ils soutiennent les putschistes. »

Cavusoglu a critiqué la France de Macron de soutenir les efforts terroristes en Syrie, pour la création d’un État, d’essayer de diviser la Libye et de soutenir les organisations terroristes.

Il a aussi noté que l’Égypte est sous l’influence de la France et des ÉAU, concernant la question libyenne.

« Comment Jafra et Syrte, le milieu de la Libye, peuvent être la ligne rouge pour l’Égypte? », a conclu Cavusoglu.

Avec le soutien de pays arabes et européens, la milice du putschiste Haftar a mené, depuis le 4 avril 2019, une attaque pour s’emparer de Tripoli, siège du gouvernement d’entente nationale.

Au terme de cette agression, un nombre considérable de morts et de blessés ont été recensés parmi la population civile de la capitale, ainsi que d’importants dégâts matériels ont été signalés.

En face, l’armée libyenne a réussi à libérer l’ensemble des régions que contrôlaient les milices de Haftar, à Tripoli, siège du gouvernement.

SourceAgences

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