samedi, avril 10, 2021

Le ministre turc de la Défense adresse une mise en garde à Haftar et ses partisans

Le ministre turc de la Défense Hulusi Akar a adressé une mise en garde au général putschiste Khalifa Haftar et ses partisans contre toute tentative de cibler les forces turques en Libye.

C’est ce qui ressort du discours adressé dimanche aux forces turques opérant en Libye, dans lequel Akar a riposté aux récentes menaces de Haftar contre la Turquie et ses forces.

Et d’ajouter : « Que le criminel Haftar et ses partisans sachent que nous les considérerons comme des cibles légitimes en tous lieux et après chaque tentative d’agression de nos forces ».

Akar a souligné que le principal problème en Libye est représenté par le putschiste Haftar et ses partisans, notant que le gouvernement d’union nationale est le seul gouvernement légitime et internationalement reconnu du pays.

Concernant les crimes de Haftar en Libye, le ministre turc a souligné la découverte de 21 charniers dans la région de Tarhouna, commis par les milices de Haftar.

Il a exprimé ses regrets pour le silence de la communauté internationale sur les massacres du putschiste Haftar, exprimant sa confiance dans le fait que le gouvernement libyen le poursuivra pour ces crimes contre l’humanité (devant les tribunaux).

Le ministre turc a également exprimé l’espoir que la Cour pénale internationale poursuivra son enquête sur les crimes de Haftar et le tiendrait pour responsable devant la justice.

Il a indiqué que les forces de son pays ont dispensé une formation militaire et des services consultatifs aux forces libyennes dans le cadre des ententes entre les deux pays.

Et d’ajouter que les forces de l’armée turque ont assuré la formation d’environ 3.000 soldats libyens.

Akar a d’ailleurs souligné que le putschiste Haftar a directement menacé le personnel turc en Libye, le qualifiant de « pion entre les mains de forces extérieures ».

Il a précisé que les forces turques sont arrivées dans la région dans le cadre d’accords bilatéraux et à l’invitation du gouvernement libyen.

Il a également fait savoir que Haftar et ceux qui le soutiennent œuvrent vainement pour faire oublier à l’opinion internationale que la Turquie est le seul pays qui a répondu à l’appel au secours des victimes du génocide perpétré par le putschiste Haftar.

Toujours à propos de Haftar, le ministre turc a déclaré : « Ce présumé maréchal pense que l’achat d’un uniforme militaire sur le marché ou le fait de placer des galons sur les épaules peut faire de lui un maréchal, ces choses sont surtout une question d’éducation, d’expérience, de courage et de force ».

Il a aussi qualifié Haftar d’incompétent qui fait de son mieux pour faire obstacle aux solutions politiques pour le compte d’une certaine partie, et qui dissimule ses massacres et ses crimes.

Akar a évoqué l’opération européenne « Irini » dans les eaux méditerranéennes, en critiquant cette opération pour son manque de coordination avec le gouvernement libyen.

« Ils ont lancé l’opération sans coordination et coopération avec le gouvernement libyen légitime, et sans résolution des Nations Unies, il s’agit donc d’un processus biaisé avec une légitimité douteuse, et nous ne pouvons pas l’accepter », a-t-il souligné.

Le 31 mars, l’Union européenne a lancé l’opération Irini dans la mer Méditerranée, pour imposer un embargo sur l’importation d’armes à la Libye.

Le ministre turc a déclaré que son pays continuera à déployer ses plus gros efforts pour venir en aide au peuple frère libyen et lui prouver sa solidarité.

Akar a évoqué les dossiers des mers Égée, méditerranéenne et chypriote, indiquant que la Turquie s’efforce de trouver des solutions politiques à tous les problèmes dans le cadre de relations de bon voisinage et conformément au droit international.

Il a fait savoir que son pays mènera des entretiens préliminaires avec la Grèce pour surmonter les différends entre les deux pays sur la région.

La Grèce oppose des méthodes très provocantes aux mesures constructives turques, ce qui pourrait aggraver les tensions dans la région.

Attirant l’attention sur la crise économique en Grèce, Akar a déclaré : « La tendance frénétique à l’armement s’est faite au détriment des salaires aux dépens des revenus du peuple grec ».

Il a expliqué que quelle que soit la puissance de l’armement grec, elle ne constitue pas un moyen de dissuasion suffisant pour la Turquie, ajoutant : « Ils tentent de maintenir cette cadence d’armement qui est complètement contraire aux faits militaires et économiques ».

Concernant Chypre, Akar a déclaré que l’île constituait une affaire nationale pour la Turquie.

Il a réitéré la position constante de la Turquie sur le dossier chypriote depuis le processus de paix qu’elle avait lancé pour sauver les Chypriotes turcs de la persécution des Grecs en 1974.

Akar a mis l’accent sur l’importance d’une solution viable à la crise de l’île, déclarant : « La partie grecque doit abandonner son attitude arrogante et obstinée, et accepter la présence turque, afin de parvenir à une véritable solution au problème chypriote ».

Pour le ministre turc, il n’est pas possible d’aller de l’avant pour trouver une solution à la crise insulaire, à moins que la partie grecque ne reconnaisse les Chypriotes turcs comme un partenaire sur l’île.

Dans le même contexte, il a déclaré qu’il n’y avait aucune chance de mettre sur pied un projet en mer Égée ou en Méditerranée sans la Turquie et la République turque de Chypre du Nord.

Et de conclure : « Nous sommes bien aptes et déterminés à protéger nos droits et nos intérêts dans notre patrie bleue (eaux territoriales turques), y compris à Chypre ».

SourceAgences

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