mercredi, octobre 27, 2021

«Les autorités saoudiennes envisagent un film où la tribu al-Hwitat désavoue son fils «Abderrahim» et prête allégeance au Roi», affirme al-Qist

Courrier arabe

Des sources ont indiqué que les autorités saoudiennes se préparent à produire un film où des chefs et des responsables de la tribu al-Hwitat désavouent leurs fils «Abderrahim al-Hwiti», assassiné par les forces de l’ordre, après avoir refusé d’obéir à l’ordre d’expulsion, qui réquisitionna sa maison au profit de la construction du projet futuriste de Neom.

Les sources, confiées sous couverture d’anonymat auprès de l’organisation al-Qist, ont raconté que «le jour de l’enterrement d’Abdurrahim, l’administration de Tabouk avait convié les membres de la tribu al-Hwitat à une réunion pour discuter la situation».

«Plusieurs ont rejeté l’invitation et se sont dirigés aux funérailles, alors que ceux qui ont participé à la réunion, affirment que les autorités leur ont proposé 100 mille riyals saoudiens (soit 26,6 mille dollars) pour chacun d’entre eux et 300 mille riyals (soit 80 mille dollars) aux chefs, en échange de leur participation à un film et à un festival populaire» avaient-elles ajouté.

Elles signalèrent «qu’il était prévu dans ce film que les membres de la tribu désavouent Abdurrahim et tous les autres qui refusent d’obéir aux ordres d’expulsion et qu’ils prêtent allégeance au Roi», sans pour autant rapporté l’opinion que pourrait avoir la tribu et de ses membres au sujet de cette affaire.

Le 14 avril dernier, les forces de l’ordre saoudiennes ont avoué avoir tué l’un des membres de la tribu al-Hwitat, après qu’il avait refusé de livrer sa maison, réquisitionnée au profit du projet futuriste de la ville de Neom, proposé par le prince héritier du royaume, Mohammed ben Salmane, dans le cadre de sa vision envisagée pour 2030.

En Arabie saoudite, la tribu al-Hwitat représente une minorité bédouine, connu pour ses combattants courageux qui sont entrés dans l’histoire. Fières de leurs origines, ils vivent depuis des centaines d’années sur les frontières jordano-saoudiennes, «sans doute pour cette raison ils leur est pénible de quitter leur territoire», signale un anthropologue.

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