jeudi, décembre 2, 2021

Les Houthis annoncent une attaque au drone contre l’aéroport d’Abha en Arabie saoudite

Les miliciens Houthis en lutte au Yémen ont annoncé mardi, avoir lancé une attaque au drone contre l’aéroport international d’Abha, au sud-ouest de l’Arabie saoudite.

C’est ce qui ressort d’un communiqué concis émis par le porte-parole militaire Houthi, Yahya Saree, consulté par l’Agence Anadolu.

« La force aérienne (du groupe) a mené une attaque au drone (Qasef-2K) contre l’aéroport international d’Abha, visant une cible militaire importante. La cible était précise. Nous affirmons que nos opérations se poursuivront aussi longtemps que l’agression et le blocus se poursuivront », a-t-il déclaré sans fournir d’amples détails sur la nature de l’attaque.

Aucune confirmation n’a pu être obtenue dans l’immédiat auprès des autorités saoudiennes ou de la Coalition mise en place par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis qui combat les Houthis depuis mars 2015.

Il s’agit de la première attaque menée par les Houthis contre un site saoudien, ​​​​​​​au lendemain de l’annonce de l’initiative de Riyad, visant à mettre fin à la crise au Yémen.

L’Arabie saoudite a présenté, lundi, son initiative incluant un cessez-le-feu unilatéral, visant à résoudre la crise yéménite. À cet égard, Riyad espère que la réponse des Houthis serait « de préserver le sang yéménite ».

« Dans le prolongement du rôle du Royaume dans le soutien du Yémen (…), nous annonçons une initiative qui comprend un cessez-le-feu global sous la supervision des Nations Unies, l’ouverture de l’aéroport international de Sanaa pour un certain nombre de vols et l’engagement de consultations entre les différentes parties sous les auspices de l’ONU. En plus du dépôt des taxes et des recettes douanières pour les navires et les dérivés pétroliers du port d’al-Hodeïda (ouest du Yémen) à la Banque centrale », a déclaré le chef de la diplomatie saoudienne, Faisal bin Farhan Al Saud.

Il a expliqué que l’initiative du Royaume est une reconnaissance des efforts de l’envoyé spécial américain au Yémen Timothy Lenderking, de l’envoyé de l’ONU, Martin Griffiths et du rôle positif du Sultanat d’Oman.

Riyad a appelé le gouvernement yéménite et les Houthis à accepter l’initiative, qui sera mise en œuvre sous l’égide et le contrôle des Nations Unies.

De son côté, le ministère yéménite des Affaires étrangères a salué, par voie de communiqué, l’initiative saoudienne, soulignant que c’était un test de l’aspiration des Houthis à la paix et qu’il en est de même concernant l’efficacité de la communauté internationale qui appelle à la fin de la guerre.

Commentant la démarche saoudienne, le porte-parole officiel du groupe Houthi, Mohamed Abdessalem a affirmé, dans un Tweet, que le groupe rebelle considère que toutes les positions ou initiatives qui ignorent que le Yémen a fait l’objet d’agression et de blocus pendant 6 ans, ne sont pas sérieuses ni nouvelles.

Plus tôt lundi, l’Agence Anadolu a annoncé en exclusivité que l’Arabie saoudite avait informé les Nations Unies de « son intention d’annoncer un cessez-le-feu unilatéral au Yémen dans quelques heures ».

Le 9 avril 2020, la Coalition arabe a annoncé un cessez-le-feu global au Yémen pour une période de deux semaines, afin de faire face aux répercussions de la pandémie du coronavirus. Le cessez-le-feu a été prolongé plus d’une fois avant que le Royaume n’accuse les Houthis de l’avoir violé.

Le 18 mars, le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé toutes les parties à travailler avec l’envoyé de l’ONU pour le Yémen, sans conditions préalables, dans le but d’instaurer un cessez-le-feu et de parvenir à un règlement politique.

Le conflit au Yémen oppose depuis 2014 les forces du gouvernement reconnu par la communauté internationale, aux rebelles Houthis, soutenus par l’Iran et qui ont pris le contrôle d’une partie du territoire, dont la capitale Sanaa. La situation s’est encore compliquée avec l’intervention du voisin saoudien en 2015, dirigeant une Coalition arabe qui mène des opérations militaires pour soutenir les forces pro-gouvernementales.

La guerre au Yémen en cours pour la sixième année, a coûté la vie à 233 000 personnes, tandis que 80% de la population d’environ 30 millions de personnes dépend de l’aide pour survivre dans la pire crise humanitaire au monde, selon les Nations Unies.

SourceAgences

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