jeudi, septembre 16, 2021

Liban: 36 personnes blessées lors d’affrontements entre l’armée et des manifestants

L’Agence libanaise d’urgence et de secours a annoncé, vendredi, que plus de 36 personnes avaient été blessées lors d’affrontements entre l’armée libanaise et des manifestants dans la ville de Tripoli, dans le nord du pays.

Un communiqué publié par l’agence a indiqué que 36 personnes ont été blessées dans des affrontements entre l’armée libanaise et des manifestants aux environs d’Al-Nour, d’Al-Tal et de la Banque du Liban, à Tripoli, lors de manifestations de protestation contre la détérioration des conditions économiques.

Le communiqué, dont l’Agence Anadolu a reçu une copie, souligne que « deux militaires figurent parmi les blessés, soignés dans leur majorité sur le terrain, tandis que 9 d’entre eux ont été transférés à l’hôpital ».

Le correspondant de l’Agence Anadolu a rapporté, vendredi matin, que les manifestations se poursuivent dans les rues de plusieurs villes du Liban, alors que le taux de change du Dollar a enregistré, jeudi, une valeur record de plus de 5000 livres libanaises sur le marché noir.

La valeur officielle du Dollar auprès de la Banque centrale du Liban s’est stabilisée à 1507 livres, mais le billet vert est difficile à obtenir en raison de la faible liquidité des banques.

Les manifestants ont déclaré, vendredi, aux médias locaux qu’ils « restaient dans les rues et ne se retireront pas cette fois-ci, jusqu’à ce qu’il y ait un changement à la tête de ce pouvoir qui appauvrit le peuple ».

La place « Riad El Solh », au centre de la capitale, Beyrouth, ainsi que la ville de Tripoli, au nord du pays, ont connu de nombreux affrontements, jeudi, entre l’armée libanaise et les manifestants.

Le Premier ministre libanais, Hassan Diab, a appelé à une réunion d’urgence du Conseil des ministres vendredi matin, pour discuter de la situation monétaire, selon un communiqué dont une copie est parvenue à l’Agence Anadolu.

Le Liban est, depuis le 17 octobre, en proie à des manifestations populaires sur fond de revendications économiques et politiques, qui ont contraint le gouvernement de Saad Hariri à démissionner le 29 du même mois, pour être remplacé par le gouvernement de Hassan Diab le 11 février.

Les manifestants réclament le départ de la classe politique, qu’ils tiennent pour responsable de la «corruption endémique» qui accable les institutions de l’Etat, principale cause selon eux de l’effondrement économique et financier du pays.

SourceAgences

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