mardi, décembre 1, 2020

Liban: des manifestations devant l’ambassade américaine à Beyrouth

Des dizaines de manifestants libanais se sont rassemblés, dimanche, devant l’ambassade des États-Unis et ont brûlé le drapeau américain pour dénoncer l’ingérence de Washington dans les affaires de leur pays.

“Mort à l’Amérique”, « à bas la colonisation » et « Beyrouth libre », furent les slogans scandés par les manifestants, a rapporté le correspondant d’Anadolu.

Un important dispositif militaire a été mis en place, aux entrées entourant la région d’Awkar, où se situe l’ambassade. La circulation a été interdite aux véhicules à un périmètre relativement éloigné du rassemblement de manifestants.

Les appels relayés, samedi, sur les réseaux sociaux, avaient pour consigne de manifester devant l’ambassade américaine en guise de protestation contre toute ingérence extérieure dans les affaires du Liban, notamment, celle exprimée par l’ancien ambassadeur américain (au Liban) Jeffrey Feltman.

Intervenant, la semaine dernière, en qualité de professeur à l’institut Brookings, Feltman a présenté sa vision des protestations au Liban devant le sous-comité du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et du terrorisme international de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis. Cela a été considéré comme une ingérence dans les affaires libanaises.

De son côté, l’ambassade américaine avait écrit, le 16 novembre, sur son compte Twitter, “nous soutenons le peuple libanais dans ses manifestations pacifiques et l’expression de son unité nationale”.

Il est à rappeler que des manifestations estudiantines ont été organisées dans les rues de la ville de Tripoli (nord) pour dénoncer les conditions de vie et les conditions économiques difficiles.

Dans ce contexte, plusieurs manifestants se sont rassemblés sur la plage de Naameh, au sud de Beyrouth, pour protester contre la violation des propriétés maritimes publiques par l’État.

Le mouvement populaire, qui est à son 39ème jour, revendique le départ de l’élite politique au pouvoir et la formation d’un gouvernement de technocrates dont la tâche principale est de mener à bien les réformes pour sauver le pays de l’impasse politique et économique.

Le Liban connaît sa pire crise économique depuis la guerre civile entre 1975 et 1990.

SourceAgences

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