vendredi, mai 7, 2021

Liban: La Présidence accuse le Premier ministre désigné d’avoir tenté de « s’écarter de la Constitution »

La Présidence de la République libanaise a accusé dimanche le Premier ministre désigné, Saad Hariri, de «tenter, par la formation du gouvernement, d’imposer de nouvelles normes en dehors de la Constitution».

C’est ce qui ressort d’un communiqué de la Présidence de la République libanaise rendu public, à la suite du discours télévisé prononcé par Saad Hariri à l’occasion de la commémoration du 16e anniversaire de l’assassinat de son père, l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, et dans lequel il a abordé les développements liés aux entraves à la formation du gouvernement,

« Le discours de Hariri contenait de nombreuses inexactitudes », a souligné la Présidence libanaise.

Et d’estimer que « ce que le Premier ministre désigné a mentionné dans son discours, est suffisant pour assurer que, par la formation du gouvernement, il tente d’imposer de nouvelles normes en dehors de la Constitution et de la Charte (d’entente nationale) ».

Après la fin du colonialisme français au Levant, en 1943, les musulmans et les chrétiens du Liban, se sont mis d’accord sur le «la Charte d’entente nationale», un accord verbal en vertu duquel un chrétien maronite assumerait la Présidence de la République, un musulman sunnite celle du gouvernement, et un musulman chiite assurera la Présidence du Parlement.

Dans son discours, Hariri a rappelé qu’il avait présenté au Président de la République, Michel Aoun, « un cabinet gouvernemental composé de 18 ministres spécialistes et non partisans, capable d’entreprendre les réformes nécessaires à même de mettre un terme à l’effondrement et reconstruire Beyrouth ».

Cependant, Aoun avait dans un second temps, annoncé son objection à toute nomination unilatérale des ministres par Hariri, notamment les chrétiens, sans accord avec la Présidence de la République».

Le 22 octobre dernier, le Président libanais Michel Aoun, avait chargé Saad Hariri de former un nouveau gouvernement, après que l’ancien Premier ministre désigné, Mustapha Adib a renoncé à cette mission le 26 septembre dernier, suite à l’échec des consultations à cet effet.

La formation du gouvernement au Liban est au point mort depuis que la crise politique s’est accentuée suite à l’explosion du port de Beyrouth survenue le 4 août, qui a poussé le gouvernement de gestion des affaires courantes dirigé par Hassane Diab, à démissionner.

Il est à noter que deux jours après l’explosion, le président français Emmanuel Macron, s’est rendu dans la capitale, Beyrouth, et a lancé une «initiative» sur un ton menaçant, tout en donnant des instructions pour la formation d’un nouveau gouvernement composé de compétences non partisanes, pour mener des réformes administratives et bancaires.

Le Liban est en proie à une forte polarisation politique et endure une crise économique qui est la pire depuis la guerre civile (1975-1990), exacerbée par les répercussions de la pandémie du coronavirus et l’explosion catastrophique du port de Beyrouth.

SourceAgences

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