lundi, novembre 23, 2020

Libye : Alerte maximale à Tripoli à l’ombre des menaces des troupes multinationales

Courrier arabe

En Libye, le ministère de l’Intérieur du Gouvernement d’union nationale (GNA) a lancé «l’état d’alerte maximale» à Tripoli, et ce, après que les forces du GNA avaient déjoué une attaque menée par des troupes multinationales sur la capitale libyenne.

Le ministère nota que «l’état d’alerte était lancé conformément au plan des forces d’intervention rapide», et affirma qu’il «visait à rétablir l’ordre et la sécurité à l’intérieur de Tripoli».

L’attaque est déjouée, mais l’ennemi est toujours là

Hier dimanche, le porte-parole des forces du GNA «Mohamed Qunounou» a annoncé: «Vendredi, les forces du GNA ont pu déjouer une attaque ennemie, menée par des troupes «multinationales», et qui cherchaient à s’infiltrer à Tripoli».

Il ajouta, lors du flash info quotidien de «Borkan al-Ghadab» (volcan de la colère): «Ces troupes ennemies tentent toujours de s’introduire à Tripoli», tout en signalant que les troupes du GNA, positionnées au sud, avaient été renforcées et équipées d’armes développées.

La Russie est-elle derrière le coup ?

Précédemment, le ministre des Affaires étrangères du GNA «Mohammed Tahar Sayala» indiqua que «la récente implication russe en Libye, risquait de permettre au général à la retraite «Khalifa Haftar» d’entrer à Tripoli».

Il ajouta, lors de déclarations présentées au quotidien italien «la Repubblica», que l’escalade militaire actuelle en Libye, était à cause du soutien des mercenaires russes accordé à Haftar.

Il expliqua que «personne ne devait prendre compte des déclarations russes trompeuses, car à l’ombre, Moscou agit contrairement à ce qu’elle dit».

Notons que dans un contexte proche, la direction de sécurité de la ville de «Zaouia» alliée au GNA, avait annoncé avoir intercepté des armes et des munitions, et signala «qu’ils étaient destinés à une cellule des milices de Haftar, qui était chargée de déstabiliser la stabilité interne de Tripoli».

Et sachant que depuis le lancement de son offensive armée, le 4 avril dernier, Haftar n’a fait que cumuler les échecs, malgré le soutien miliaire et financier de l’Égypte, des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite, de la France et de la Russie dont il jouit pleinement.

Toutefois, les observateurs sont crispés à l’idée de penser aux évolutions envisageables, redoutant le pire car «Haftar joue ses dernières cartes, et n’a désormais plus rien à perdre» expliquent-ils.

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