lundi, décembre 6, 2021

L’UE appelle la Tunisie à « un retour à un ordre constitutionnel, basé sur la séparation des pouvoirs»

L’Union européenne a appelé vendredi par la voix de son chef de la diplomatie, Josep Borrell, à un retour à un ordre constitutionnel, en Tunisie, et au respect de l’état de droit.

C’est ce qui ressort d’un communiqué publié par la Délégation de l’Union Européenne en Tunisie, et consulté par l’Agence Anadolu, à la suite d’un entretien téléphonique entre le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, et le président tunisien, Kaïs Saïed.

Selon le communiqué de la mission diplomatique européenne en Tunisie, le haut représentant a souligné lors de cet appel téléphonique « l’importance de l’établissement d’un calendrier bien défini pour le retour à un ordre constitutionnel en Tunisie basé sur la séparation des pouvoirs, le respect de l’état de droit et de la démocratie parlementaire, et la sauvegarde des libertés fondamentales ».

Pour ce faire, le chef de la diplomatie européenne préconise « un dialogue transparent et inclusif et tiendrait compte des volontés et aspirations du peuple tunisien ».

Les échanges entre les deux responsables ont porté également sur les derniers développements en Tunisie, notamment la nomination de la Première ministre, Najla Bouden Romdhane et la formation de son gouvernement.

Borrell a fait observer que « le nouveau gouvernement devra répondre aux défis économiques et sanitaires pressants dans le pays, tout en souhaitant que les nominations soient un premier pas important vers la préservation de l’acquis démocratique ».

De son côté, la Présidence de la République Tunisienne a indiqué, par voie de communiqué, rendu public ce vendredi, que le chef de l’Etat, Kaïs Saïed a expliqué, lors de cet appel téléphonique, les raisons qui l’ont conduit à décréter les mesures d’exception, conformément aux dispositions de la Constitution.

Kaïs Saïed a notamment évoqué « les contre-vérités répandues par nombre de Tunisiens sur la situation actuelle des droits humains et libertés, alors que le chapitre relatif aux libertés dans la Constitution n’a pas été touché ».

Le président tunisien a tenu à préciser que « le gel des activités du Parlement s’explique par le fait que cet organe législatif s’était transformé en une arène qui cristallise les tensions et les dissensions et où on en viennent aux mains, alors que les projets de loi font l’objet de marchandage ».

Saïed a tenu à rappeler au responsable européen, que « le fonctionnement des rouages de l’Etat se trouvait compromis au Parlement et dans les autres institutions, outre la corruption généralisée et les protestations populaires réclamant la dissolution du Parlement », lit-on de même source.

Le chef de l’Etat a, également, soutenu que les opposants qui « payaient pour organiser de fausses manifestations ont été traités avec une grande souplesse », faisant remarquer que « les décisions d’assignation à résidence ont été levées ».

Selon la Présidence Tunisienne, Josep Borrell s’est engagé à transmettre ces informations lors de la prochaine réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’UE et aux membres du Parlement européen.

Lors de sa dernière rencontre le 10 septembre 2021 avec le président tunisien au Palais de Carthage, Borrell avait transmis à Saïed les appréhensions européennes par rapport à la préservation des acquis démocratiques en Tunisie.

SourceAgences

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