dimanche, septembre 19, 2021

RD Congo : Arrestation sanglante d’un chef politico-sectaire à Kinshasa

Huit personnes ont été tuées lors de l’assaut policier, vendredi, contre la résidence Ne Muanda Nsemi, chef du mouvement politico-religieux Bundu Dia Kongo (BDK), à Kinshasa, a annoncé le gouvernement congolais dans un communiqué.

Le bilan officiel est de 8 morts et 35 blessés, a précisé le vice-premier ministre en charge de l’Intérieur Gilbert Kankonde dans le communiqué, sans préciser l’identité des victimes.

Joint par l’agence Anadolu, le chef de la police à Kinshasa, Sylvano Kasongo, a indiqué qu’il s’agit d’ « adeptes de Ne Muanda Nsemi qui ont opposé une résistance aux policiers pendant l’assaut ».

La police congolaise avait arrêté vendredi le chef du mouvement BDK au terme d’un assaut lancé contre son domicile à Kinshasa.

L’opération qui a duré près d’une heure a été menée à coup d’armes automatiques et de grenades lacrymogènes.

Chemises bleues et Bandeaux rouges autour de la tête, plusieurs dizaines de ses partisans ont, en effet, défié les forces de sécurité avec des bâtons et lances pierres.

Ne Muanda Nsemi a reçu un projectile à la tête, a indiqué Janvier Kibangu, l’un des porte-paroles de sa secte.

Il a été admis dans un hôpital public avant d’être transféré au commissariat provincial de la police de Kinshasa pour y passer sa nuit.

Nsemi est accusé, notamment, de « rébellion, atteinte à la sûreté Intérieure de l’Etat », a précisé le gouvernement dans le communiqué.

Le mouvement actif dans la province du Kongo central (sud-est) se fixe comme principal objectif la reconstitution du royaume du Kongo tel qu’il existait au XVe siècle, en chassant de leurs terres tous les non-originaires.

Il a multiplié durant les derniers jours les exactions contre les populations civiles, menant une vraie « opération d’épuration » contre les personnes « non-originaires » de la province, selon des témoignages recueillis par l’agence Anadolu.

Des affrontements ont opposé mercredi des éléments de ce mouvement aux forces de l’ordre dans le territoire de Songolo au Kongo-Central, se soldant par un bilan de 14 morts.

SourceAgences

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