jeudi, février 25, 2021

Sommet du Golfe : Voici les clauses du communiqué final

Courrier arabe

Le communiqué final du sommet d’al-Ula s’est centré sur 9 clauses principales, dans un temps où le ministre saoudien des Affaires étrangères a parlé de 3 autres objectifs, bien qu’ils ne furent pas inclus dans le communiqué.

L’agence de presse saoudienne (SPA), a publié les clauses du communiqué final du sommet organisé par les pays membres du Conseil coopératif du Golfe, à al-Ula, en Arabie saoudite.

La rédaction Courrier arabe en a fait la traduction, les présentant comme suit ;

  1. Renforcer la collaboration militaire entre les pays du CCG, sous l’égide d’un conseil de défense conjoint, d’une haute commission militaire et de la direction militaire du CCG, pour faire face aux défis qui pourront se produire au futur (sans préciser leur nature), en partant des principes de l’accord de la défense conjointe et du principe de la sécurité collective des pays du CCG.
  2. Insister sur les objectifs prônés par le CCG, indiqués dans le règlement principal, et dont le travail autant que groupe économique et politique unifié en est le principal.
  3. L’application totale de la vision du roi saoudien, Salmane ben Abdelaziz, décrétée par le haut conseil lors de la 36ème session, en décembre 2015, et suivre malicieusement son application, selon un agenda précis, incluant le suivi de l’arrangement de l’unité économique, la restructuration des systèmes de défense et ceux de la sécurité conjointe et la cristallisation d’une politique étrangère unifiée.
  4. Activer le rôle du «Centre du Golfe pour la prévention et la lutte contre les maladies», fondé lors du sommet d’al-Ula, et lui permettre rapidement de coordonner le travail collectif des pays du Golfe, pour faire face à la pandémie du coronavirus et autres maladies.
  5. Remplir les nécessités de l’union douanière et du marché du Golfe, établir la citoyenneté économique totale, et construire un réseau ferroviaire.
  6. Renforcer les outils de la justice, de la transparence, de la loyauté et de la lutte contre la corruption.
  7. Renforcer le rôle régional et international du CCG, en unifiant les positions politiques et en développant les partenariats stratégiques.
  8. Les citoyens de la région espèrent que le communiqué renforce le travail collectif, à le remette sur son chemin naturel et renforce la fraternité entre les peuples de la région.
  9. La signature de l’Égypte, affirme la solidarité des relations fraternelles qui lient le Caire au CCG, bien que le président du régime égyptien, Abdel Fatah al-Sissi, qui fut invité, n’ait pas pu venir, et ait envoyé le ministre des Affaires étrangères, Samih Chokri à sa place, en tête du comité égyptien.
 Le ministre saoudien tient à ajouter des points

Toutefois, à la fin du sommet, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Fayçal ben Farhan al-Saoud, a souligné 3 autres points n’étant pas mentionnés dans le communiqué, les ayant présentés comme suit, selon SPA ;

  1. Les parties ont affirmé leur solidarité pour ne pas porter atteinte à la souveraineté d’aucune d’entre elles, menacer sa sécurité ou viser l’unité nationale de ses peuples et son tissu social, par quelconque forme.
  2. Les pays se sont totalement engagés à faire face à ce qui pourrait déstabiliser la sécurité nationale et régionale de l’un d’entre eux, à faire face à l’ingérence directe ou indirecte dans les affaires de l’un d’entre eux, et à renforcer la lutte contre les entités, les mouvements et les organisations terroristes qui portent atteinte à la sécurité et à la stabilité de l’un d’entre eux.
  3. Les parties s’engagent à mettre fin à toutes les affaires liées, en tenant compte de l’application des clauses du communiqué d’al-Ula. La collaboration sera renforcée à travers les discussions bilatérales et la coordination, spécialement dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé.

Les observateurs signalent que «le communiqué d’al-Ula n’a pas mentionné les 13 conditions imposées précédemment par les pays originaires du blocus de Doha, et n’a pas précisé les dispositifs envisageables pour concrétiser la réconciliation», soulignant que «ces points auraient être la source de conflit entre les parties, et qu’ils seraient discutés ultérieurement».

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