jeudi, mars 4, 2021

Tunisie : colère après le décès d’un jeune homme et déploiement de l’armée dans la ville de Sbeïtla

Des unités de l’armée tunisienne se sont déployées, lundi, pour protéger les bâtiments publics et privés de la ville de Sbeïtla relevant du gouvernorat de Kasserine (ouest), après le déclenchement de manifestations à la suite du décès d’un jeune homme.

Des témoins oculaires de la ville ont déclaré au correspondant de l’Agence Anadolu, que des véhicules militaires étaient stationnés devant les installations administratives et les bâtiments publics et privés de Sbeïtla pour les protéger de toute éventuelle attaque.

Ils ont rapporté que des dizaines de jeunes sont sortis dans la ville, lundi soir, pour protester contre la mort d’un jeune homme du nom de Haikel Rachdi, dont la famille accuse les forces de sécurité de l’avoir tué. Le jeune homme en question aurait succombé à une grave blessure à la tête, lors des manifestations survenues dans la ville, la semaine dernière.

Les témoins ont rapporté que de violents heurts ont éclaté lundi entre les manifestants et les forces de l’ordre. Les protestataires ont incendié des pneus et bloqué les rues principales de la ville.

Les manifestants ont tenté de prendre d’assaut le district de la sécurité nationale de Sbeïtla et ont caillassé les membres des forces de sécurité qui s’y trouvaient, ce qui a contraint ces derniers à réagir en faisant usage du gaz lacrymogène, et provoqué dans la foulée des échauffourées dans plusieurs artères de la ville qui se poursuivent encore jusqu’à 21h30 GMT.

Le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Kasserine, Chaouki Bouazzi, a indiqué que le parquet avait autorisé, lundi soir, la présentation du corps du jeune Haikal Rachdi, décédé lundi après-midi à l’Hôpital «Sahloul» dans le gouvernorat de Sousse (est), au médecin légiste de l’hôpital universitaire de Sousse « Farhat Hached » pour une autopsie dans le but de déterminer les causes du décès, selon une déclaration accordée à l’agence de presse officielle TAP.

Bouazzi a justifié cette démarche par l’existence de deux versions sur la cause du décès de Rachdi : la première indique que le jeune homme est tombé d’un escalier, tandis que la seconde explique que le défunt a été touché par une bombe de gaz lacrymogène lors des dernières manifestations.

Depuis des jours plusieurs gouvernorats tunisiens ont été le théâtre de mouvements de protestation nocturnes, émaillés d’affrontements avec les forces de l’ordre, et qui coïncidaient avec l’entrée en vigueur d’un couvre-feu nocturne pour endiguer la propagation du coronavirus.

SourceAgences

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