mardi, septembre 28, 2021

Un plan se tisse pour remplacer Haftar par l’un de ses chefs militaires, affirment des sources occidentales

Courrier arabe

Des sources occidentales et d’autres égyptiennes ont affirmé que des mouvements se préparaient en Libye, pour envisager de remplacer Khalifa Haftar très prochainement, dans le cadre d’un large accord international visant à résoudre le dossier libyen.

Recueillies par le journal al-Araby al-Jadeed, les déclarations de sources européennes indiquèrent que «des factions, dans l’est libyen, dirigées par Aguila Salah Issa, le président du Parlement de Tobrouk, tentent de pousser l’actuel chef d’état-major, Abderrazak al-Nadori, vers la scène politique du pays, et le nommer à la place de Haftar».

«Étant une personnalité appréciée par toutes les parties libyennes, ce militaire est le deuxième homme fort de la Libye, après Haftar. Il jouit de bonnes relations avec les grandes tribus de l’est libyen et même le camp de l’ouest libyen ne s’opposera pas à sa nomination», avaient-elles indiqué, en expliquant que «ces avantages augmenteront les chances d’une proche résolution politique, de plus en plus demandée, surtout dans cette période, après les pertes que les milices de Haftar ont cumulées».

Une nouvelle étoile va briller à la place de Haftar

Ainsi, les sources signalent que « l’étoile d’al-Nadori va briller les jours à venir », indiquant que «des forces soutenants Haftar, avaient ouvert des canaux indépendants avec al-Nadori, et que le Caire avait commencé à le côtoyer, depuis déjà un mois, en l’invitant à une réunion militaire, où des affaires en relation avec les combats en Libye furent discutées».

Les métastases du changement

Les sources ont aussi souligné que l’accord turco-russe concernant le dossier libyen était désormais l’axe qui déterminera la situation sur terrain. «Il est certain que si Haftar devra être éloigné de la scène, l’ouest devra aussi désigner une personnalité pour remplacer al-Sarraj», avaient-elles noté, en estimant que Fathi Bachagha, l’actuel ministre de l’Intérieur, soutenu par Misurata, était actuellement un candidat favorable pour ce poste.

Haftar aurait-il senti l’odeur du plat qui se mijote ?

Par ailleurs, une source égyptienne a indiqué : «Les alliés de Haftar ont commencé à parler d’al-Nadori, alors le général à la retraite a décidé de le placer sur la touche, refusant même son intervention auprès des tribus de l’est, qui s’opposent à la dernière décision prise par Haftar au sujet de l’abolition de l’accord de Skhirat».

Elle signale aussi que «Haftar avait interdit al-Nadori de contacter Aguila, après que ce dernier ait annoncé son initiative politique».

Au final, les sources occidentales et égyptiennes ont affirmé que «la guerre militaire prévue après le Ramadan, se déroulera dans les axes de la base d’al-Watiya, et de Tarhounah», indiquant que «pour régler définitivement la crise, les forces internationales qui soutiennent Haftar abandonneront ce dernier et saisiront l’occasion pour nommer al-Nadori qui lancera le plan d’un accord politique, une fois chargé de la mission».

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