jeudi, mai 6, 2021

Une opposante syrienne, risquant d’être livrée au régime d’al-Assad par la Jordanie, lance un appel de détresse

Courrier arabe

Une opposante syrienne, réfugiée en Jordanie menacée d’expulsion par les autorités jordaniennes a lancé un appel de détresse, affirmant au monde que son retour en Syrie mettait sa vie en danger.

L’opposante syrienne, Hasna Hariri, connue par le nom de Khanssa Horan, a déclaré que «les autorités jordaniennes lui avaient demandée, ainsi que son fils et un autre opposant syrien, Raafat Salkhadi, de quitter le territoire jordanien, dans un délai maximal de 14 jours».

Elle signala, lors d’un audio diffusé sur les réseaux sociaux, que «cette décision fut entreprise à l’ombre des contacts qu’elle entreprenait avec l’opposition à l’intérieur de la Syrie».

«Par ces manœuvres, la Jordanie cherchent à étouffer l’opposition syrienne», avait-elle signalé.

L’opposante a indiqué que «les renseignements généraux lui avaient demandé se signer les papiers de son refoulement, mais elle a refusé, alors que son fils et Salkhadi avaient été obligés de signer, ce qui fait qu’ils seront obligés de partir dans les délais».

Elle souligna «qu’être refoulé à travers le point de passage de Nassib, contrôlé par les forces du régime et les milices iraniennes, menaçait sa vie et celle des deux autres».

Khansa Horan demanda «aux révolutionnaires et aux opposants au régime d’al-Assad de l’aider pour quitter la Jordanie, avant la fin des délais».

La décision annoncée par les autorités jordaniennes a été dénoncée par les activistes syriens, et certains ont estimé que «la Jordanie aurait décidé de coordonner avec le régime syrien».

Dès lors, des sources ont signalé qu’un homme d’affaires syrien a proposé de prendre en charge son transfert vers la Turquie.

Dans ce contexte, il importe de signaler que 3 des fils de Khansa Horan, son mari, ses 4 frères, et les maris de ses 4 filles, ont été tués par le régime, depuis le début de la révolution en 2011.

Hasna Hariri fut interpellée pendant 2 ans et demi, torturée physiquement et mentalement, elle fut libérée lors d’un échange de prisonniers que les forces du régime avaient organisé avec l’opposition.

À sa sortie, elle a témoigné des violations commises par les forces d’al-Assad à l’encontre des détenues.

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