jeudi, septembre 23, 2021

Une Rapporteuse onusienne appelle les Emirats arabes unis à révéler le sort d’un Syrien détenu dans ses prisons

Courrier arabe

La rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs et défenseuses des droits humains, Mary Lawlor, a envoyé une lettre au gouvernement émirati, lui demandant des renseignements sur le sort de l’activiste syrien, Abderrahman al-Nahas, qui se trouve en prison depuis décembre 2019.

Selon la lettre qu’elle a publiée lundi sur compte Twitter, Lawlor indiqua : «Le procureur général des Emirats arabes unis (EAU) a menacé al-Nahas de le livrer au régime syrien, ce qui signifie qu’il peut être exécuté, car c’est un opposant de Bachar al-Assad et il était auparavant détenu par le régime d’al-Assad».

Elle signala aussi être inquiétée du fait que «des informations mentionnent qu’al-Nahas fut privé de contacter sa famille, et démontrent que des violations juridiques furent commises lors de son procès».

La Rapporteuse demanda à «avoir des renseignements sur le fondement juridique selon lequel al-Nahas avait été détenu» et exigea «des explications pour voir si les accusations lancées contre lui étaient conformes aux normes internationales».

Sans nouvelles depuis sa détention

Le 18 mai dernier, l’EDAC (Centre pour le soutien des détenus des EAU) avait informé Mary Lawlor, de la situation d’al-Nahas, demandant son intervention.

L’EDAC avait déclaré, mercredi, lors d’un communiqué : «Al-Nahas a été détenu pour avoir demandé à se réfugier en France, vu que les EAU ne lui offraient pas l’environnement idéal pour pratiquer ses activités humanitaires. Les autorités émiraties ont estimé que la demande nuisait à l’image du pays, et ont décidé de lui lancer une liste d’accusations».

De leurs parts, des experts onusiens ont indiqué «être inquiétés par les rapports publiés par l’EDAC, et qui parlent de la disparition forcée d’al-Nahas, et racontent qu’il a été isolé du monde extérieur, torturé et maltraité ».

Il est à signaler qu’al-Nahas est accusé par les autorités émiraties «d’avoir transmis de fausses informations sur l’Etat à des ONG internationales», «d’avoir contacté une organisation terroriste», et «d’avoir porté atteinte à l’autorité de l’Etat à cause d’un mail électronique envoyé en 2017 à l’ambassade française», et à ce jour, aucune déclaration officielle, à son sujet, n’a été communiquée par Abou Dhabi.

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