jeudi, décembre 2, 2021

WP : «L’Égypte et des pays au Golfe ont orchestré les coups d’Etat de Tunisie et du Soudan»  

Courrier arabe

Le journal américain, The Washington Post a indiqué que «les coups d’Etats qui avaient eu lieu en Tunisie et au Soudan étaient orchestrés par l’Égypte et par des pays au Golfe». Il appela l’administration américaine et les pays européens à «mettre des pressions pour sauver la démocratie».

Lors d’un article rédigé par Ishaan Tharoor, le journal signala que «l’Égypte, les Emirats arabes unis, et l’Arabie saoudite avaient joué, en 2013, un rôle central au soutien du coup d’Etat d’Abdel Fatah al-Sissi, et qu’ils risquent de ne pas hésiter à soutenir le colonel soudanais Abdel Fatah al-Borhan».

Il avait indiqué que «le Soudan, tout comme la Tunisie, était devenu une scène de jeu régional très vaste», précisant : «Le coup d’Etat au Soudan, fut annoncé quelques heures après que l’envoyé spécial américain, ait quitté Khartoum, la capitale soudanaise, où il avait rencontré les chefs militaires et les responsables civils soudanais».

La dénonciation américaine ne fait pas le poids

L’auteur a signalé que «dès l’annonce du coup d’Etat au Soudan, l’administration du président américain, Joe Biden, avait gelé les 700 millions de dollars d’aides promises à Khartoum dans le cadre du plan américain lancé au soutien du changement démocratique au pays».

Ishaan Tharoor expliqua que «les mesures américaines affichaient une dénonciation assez timide du coup d’Etat militaire et risquaient ne pas faire peur aux militaires soudanais», précisant que «le colonel el-Borhan était soutenu par de riches pays arabes et qu’il se trouvait en position de force».

Il ajouta : «L’Égypte, l’Arabie saoudite et les EAU ont salué les mesures annoncées par le président tunisien Kaïs Saïed, et au moment où le gouvernement transitionnel tunisien se bat pour assurer un prêt auprès du FMI, afin de faire face au déficit qui menace l’économie du pays, Riyad et Abou Dhabi ont proposé des discussions pour résoudre le problème budgétaire tunisien», tout en soulignant l’influence que les pays du Golfe exerçaient sur Tunis.

L’occident doit intervenir

L’auteur a signalé que «les spécialistes discutaient actuellement le sort de démocratie au Soudan, et affirmaient que sa préservation dépendait des pressions étrangères».

Ishaan Tharoor appela les États-Unis et l’Europe «à utiliser l’influence dont ils jouissent sur les pays du Golfe et sur le Caire pour pousser les généraux soudanais à changer d’avis».

Au final, il signala que «le président de la mission diplomatique américaine au Soudan, Alberto Fernandez, avait affirmé que les gouvernements arabes, ainsi que les politiciens au Soudan qui soutiennent le nouveau gouvernement militaire se présenteront publiquement dès la semaine prochaine», appelant Washington à intervenir, tout en soulignant «les risques de soutenir un régime tyran».

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