La Cédéao suspend le Mali de ses instances, suite au coup d’Etat

La Communauté économique des États de l’Afrique (Cédéao) a suspendu le Mali de toutes ses instances, suite à la prise du pouvoir par l’armée.

Dans un communiqué publié mardi soir, la Cédéao a indiqué qu’elle suspend le Mali de tous ses organes de décision « avec effet immédiat, conformément au protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance, et ce, jusqu’au rétablissement effectif de l’ordre constitutionnel ».

La Cédéao a aussi annoncé « la fermeture de toutes les frontières terrestres et aériennes ainsi que l’arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financières » entre ses autres pays membres et le Mali et a invité tous ses partenaires « à faire de même ».

Elle a, en outre, demandé à « la montée immédiate » de sa « force d’attente ».

Tout en engageant sa Commission « à mettre en œuvre immédiatement un ensemble de sanctions contre tous les putschistes et leurs partenaires et collaborateurs », la Cédéao a décidé « de dépêcher une délégation de haut niveau pour assurer le retour immédiat de l’ordre constitutionnel » au Mali.

Affirmant dénier « toute forme de légitimité aux putschistes », la Cédéao a exigé « la libération immédiate du président Ibrahim Boubacar Keïta et de tous les officiels arrêtés ».

Vaste territoire du Sahel, le Mali est un pays enclavé n’ayant aucun contact direct avec la mer.

Ses produits d’exportation transitent par les ports d’autres pays de la Cédéao comme la Côte d’Ivoire, le Togo, le Ghana ou le Sénégal.

Mardi, l’armée malienne a annoncé une « transition politique », après l’annonce de sa démission par le président Ibrahim Boubacar Keïta arrêté quelques heures plus tôt par un groupe de militaires et conduit dans une caserne militaire à Kati près de Bamako.

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