Libye: l’organisation Etat islamique revendique l’attaque contre la Compagnie pétrolière nationale

L’organisation Etat islamique (EI) a une nouvelle fois frappé au cœur de Tripoli – signe d’un regain d’activité militaire en Libye, vingt mois après l’écrasement du sanctuaire djihadiste de Syrte. Mardi 11 septembre, l’EI a revendiqué l’attaque perpétrée la veille contre le siège de la Compagnie pétrolière nationale (National Oil Company, NOC).

Au moins quatre personnes, dont les deux assaillants, ont été tuées, selon les sources officielles. Dans un communiqué, relayé par le centre américain de surveillance des groupes islamistes et extrémistes Site Intelligence Group, l’EI annonce qu’il visait « les intérêts des (…) tyrans en Libye loyaux aux croisés »« Les gisements de pétrole qui [profitent aux]croisés et leurs projets en Libye sont des cibles légitimes pour les moudjahidines », a ajouté l’EI, selon Site Intelligence Group.

La NOC est l’entreprise publique qui supervise l’activité pétrolière en Libye, principale ressource nationale. Elle est le partenaire incontournable des multinationales impliquées dans l’exploitation des hydrocarbures. En s’attaquant à une telle institution emblématique de la Libye, de surcroît au cœur de la capitale, l’EI cherche à administrer la preuve qu’il demeure présent sur le théâtre libyen, en dépit de son éviction de Syrte, en décembre 2016.

Flambée de violences à Tripoli

L’attaque de la NOC survient plus de quatre mois après un assaut au modus operandi similaire – de type kamikaze – de la commission électorale, toujours à Tripoli, qui avait fait quatorze morts. Les actions d’éclat de l’EI au cœur de la capitale libyenne étaient jusqu’alors plutôt exceptionnelles. Il fallait remonter à l’attaque de l’hôtel Corinthia, en janvier 2015, qui avait causé la mort de dix personnes, pour voir l’organisation djihadiste frapper de la sorte Tripoli.

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