Tunisie : Des fuites indiquent que le Président fut soumis à des pressions étrangères

Courrier arabe

En Tunisie, des fuites publiées par un député ont affirmé que «le président Kaïs Saïed avait subi des pressions par des lobbies internes et des parties étrangères pour nommer les chefs de gouvernement».

Le député indépendant Rashid Khyari a publié des fuites audios, où l’avocate de gauche, Maya Ksouri, connue pour son opposition aux islamistes, pour son amitié avec l’ancien ambassadeur français à Tunis, Olivier Poivre d’Arvor et son soutien à la députée Abir Moussa, révèles des déclarations choquantes.

Rashid Khyari a confirmé, en parlant à al-Jazeera.net «avoir obtenu les fuites grâce à des sources proches de l’avocate Maya Ksouri», précisant que «les enregistrements étaient sous formes de messages vocaux envoyés par WhatsApp».

Il a également indiqué «qu’il était en possession d’autres messages», signalant que «certains étaient des conversations entre Ksouri et le conseiller du président Kaïs Saïed, datant de la chute du gouvernement de Fakhfakh et de la démission de ce dernier».

Le député a expliqué que les fuites prouvaient que «les affaires politiques du pays étaient gérées par des lobbies et par des parties étrangères».

Le contenu des fuites

Les fuites racontent le renversement de l’ancien Premier ministre Ilyes Fakhfakh, et le rôle joué par l’ancien ambassadeur français à Tunis, pour imposer un candidat particulier, en coordination avec le palais présidentiel.

Selon les fuites, l’avocate Ksouri, une amie proche de Nadia Okasha, la directrice du cabinet présidentiel, affirma «que des parties influentes avaient suggérées à Hicham el-Mechichi d’être le nouveau Premier ministre, car comme il était un homme facile à contrôler».

De son côté, la directrice du cabinet présidentiel, Nadia Okasha, n’a pas souhaité commenter les accusations qui lui furent lancées, déclarant dans un message publié sur sa page Facebook officielle : «Je sais qui se trouve derrière ces sales campagnes malveillantes. Ces vulgarités ne me préoccupent gère, ni de loin ni de près».

Jaouhar ben Mubarak répond

De son côté, Jaouhar ben Mubarak, l’ancien conseiller de Fakhfakh a confirmé les divulgations révélées par les fuites, en se confiant à al-Jazeea.net.

Il avait souligné que «l’avocate Maya Ksouri avait pu infiltrer le palais présidentiel grâce au soutien de son amie Nadia Okasha», affirmant «qu’il s’agissait d’un stratagème mis en place par l’ancien régime dans le but d’entraver le parcours démocratique du pays».

Il indiqua également : «Il semble que les proches du président ne travaillent pas avec lui, mais plutôt contre lui», demandant à Kaïs Saïed de surveiller son entourage.

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