The Washington Post : Ben Salmane est plus dangereux que l’Iran pour le Moyen-Orient

Courrier arabe

Le journal américain  » The Washington Post » a considéré que le prince héritier Mohammed Ben Salmane représente une menace plus grande que le régime iranien pour la stabilité de la région.

Cela intervient suite à la récente visite à Washington par le vice-ministre saoudien de la défense et l’ancien ambassadeur aux États-Unis le prince Khaled Ben Salmane pour la première fois depuis le meurtre de Khashoggi.

Dans un article intitulé « les Saoudiens sont revenus, mais ils n’ont pas réellement quitté la scène », l’écrivain Jason Rezaien a affirmé:  » e jeune frère du prince héritier Mohammed Ben Salmane est revenu mercredi à Washington pour prendre part à des pourparlers de haut niveau avec les membres de l’administration du président américain Donald Trump et pour rencontrer le secrétaire d’État americain Mike Pompéo ».

Il a rappelé: « moins d’une année est passée sur le meurtre de Khashoggi exécuté par un commando saoudien à l’intérieur du consulat à Istanbul où il a été découpé d’une manière cruelle et inimaginable », expliquant que les auteurs de l’assassinat n’ont pas réussi à dissimuler leur crime et ont menti au monde malgré les preuves croissantes montrant l’implication du commandement saoudien dans le crime.

L’écrivain de « Washington Post » a ajouté: « En fin de compte, Khaled Ben Salmane a quitté Washington peu avant l’expiration de son mandat au milieu d’une indignation publique. La justice n’a pas été rendue pour Khashoggi, et pourtant, la présence saoudienne aux États-Unis semble être plus forte que jamais ».

Le prince Khaled et Pompeo ont discuté sur les efforts fournis pour mettre fin à la guerre au Yémen. Rezaian a estimé que si la guerre persiste depuis cinq ans, c’est à cause de la démarche adoptée par le prince héritier saoudien, assurant que la campagne de raids menés par la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite a entraîné la mort des dizaines de milliers de civils.

L’écrivain a souligné que les États-Unis deviennent de plus en plus autonomes en matière d’énergie. De ce fait, de nombreux membres du Congrès américain ont commencé à remettre en question publiquement la nécessité du maintien de la relation avec l’Arabie Saoudite.

Rezaian a considéré que la vérité amère est que l’Arabie saoudite n’est pas un État ami ni un allié de confiance qui pourra aider à faire face à l’Iran. Depuis l’arrivée de Ben Salmane au pouvoir, relève l’écrivain, les opposants de l’intérieur ou de l’étranger ont été éliminés, emprisonnés ou réduits au silence. Ainsi, le prince héritier est devenu plus dangereux que le régime iranien.

Rezaian a conclu en affirmant: « il est certain qu’il ne faut pas exonérer l’Iran de ses crimes. Mais en même temps, nous ne pouvons utiliser ces crimes comme un prétexte pour imposer des sanctions sévères sur l’Iran tandis que nous continuons à récompenser l’Arabie saoudite en dépit de ses violations effrontées des règles et des normes du comportement international ».

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