lundi, septembre 27, 2021

Algérie: 12 personnes interpellées lors d’une tentative de rassemblement pro-Hirak

Douze personnes ont été interpellées vendredi à Béjaïa, dans le nord-est de l’Algérie, lors d’une tentative de rassemblement pour soutenir les détenus du mouvement de protestation populaire (« Hirak »), a-t-on appris auprès d’organisations de défense des droits de l’Homme et de prisonniers.

Onze de ces personnes ont été relâchées après avoir été retenues pendant plusieurs heures, a indiqué à l’AFP Kaci Tansaout, le porte-parole du Comité national pour la libération des détenus (CNLD), une association de soutien.

Seul restait en détention dans la soirée Merzoug Touati, journaliste et militant connu du mouvement contestataire.

Répondant à des appels lancés sur les réseaux sociaux pour manifester devant la maison de la Culture de Béjaïa, une grande ville de Kabylie, des manifestants se sont rendus sur les lieux qui étaient déjà encerclés par la police, a expliqué à l’AFP Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH).

Toute forme de rassemblement –politique, religieux, culturel ou sportif– est strictement interdite depuis mi-mars en Algérie en raison de la pandémie du nouveau coronavirus.

Après plus d’un an de mobilisation, des figures et les organisations proches du « Hirak » avaient appelé d’elles-mêmes à suspendre « temporairement » les marches et les rassemblements tant que sévirait la pandémie.

Ce qui n’a pas empêché des mobilisations sporadiques de reprendre ces dernières semaines dans tout le pays, notamment en Kabylie, relayées par les réseaux sociaux.

Les médias ont fait état cette semaine d’une petite marche de protestation pro-« Hirak » à M’Chedallah, près de Bouira, au nord-est d’Alger.

Ces manifestations réclament l’arrêt des poursuites judiciaires et la libération des militants de la contestation.

Selon le dernier bilan du CNLD, une soixantaine de détenus d’opinion sont actuellement incarcérés, la plupart pour des publications sur Facebook.

Depuis le début de l’épidémie début mars et l’arrêt forcé des marches du « Hirak », les organisations de défense des droits humains dénoncent la répression qui s’abat, malgré les risques sanitaires, contre les opposants politiques, des journalistes et médias indépendants mais aussi contre de jeunes internautes qui postent leurs opinions sur Facebook.

SourceAgences

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