jeudi, juillet 29, 2021

Anniversaire de la dispersion du sit-in de Khartoum : un sit-in de protestation en signe de commémoration

Des dizaines de Soudanais ont observé, dimanche, un sit-in de protestation, dans la capitale Khartoum, en signe de commémoration de l’anniversaire mensuel de la dispersion du sit-in organisée devant le siège du commandement général de l’armée, en date du 3 juin 2019.

Les manifestants sont arrivés au boulevard du Nil à Khartoum, et se sont rassemblés devant des bâtiments ornés de posters des martyrs de la dispersion du sit-in, dans le périmètre du commandement de l’armée, tout en arborant les drapeaux du Soudan, les portraits des martyrs et des exemplaires du Saint Coran.

Les sitinneurs ont récité des versets du Coran en hommage aux dizaines de martyrs.

Les protestataires ont brandi des pancartes sur lesquelles était écrit « La vengeance aux martyrs de la patrie », « La justice en premier lieu » et « Nous n’oublierons point votre sang pur ».

Ils ont, également, scandé, selon le correspondant de l’Agence Anadolu, des slogans du genre « Ô militaires, il n’y a pas d’immunité, ou la potence ou la cellule », « Le peuple veut la vengeance ».

Des éléments armés portant un treillis militaire avaient procédé à la dispersion d’un sit-in observé par des civils devant le siège du commandement de l’armée à Khartoum.

Les sitinneurs réclamaient le transfert du pouvoir aux civils, à l’issue du renversement de Omar al-Bachir.

Le commandement de l’armée avait, en date du 11 avril 2019, démis al-Bachir de la présidence (1989-2019), sous la pression de protestations populaires sans précédent, qui dénonçaient, en particulier, la détérioration de la situation économique et des conditions de vie.

La dispersion du sit-in avait fait 66 morts, selon le ministère de la Santé, tandis que la Coalition des « Forces de la Déclaration de la Liberté et du Changement », leader du mouvement populaire, les avait estimés à 128 victimes.

Les « Forces de la Déclaration de la Liberté et du Changement » avaient fait incomber, Conseil militaire, qui assumait le pouvoir à l’époque, la responsabilité de la dispersion du sit-in, à travers les « Forces d’Appui rapide » (relevant de l’armée), tandis que le Conseil insistait qu’il n’avait point ordonné la dispersion du rassemblement.

Le Soudan évolue, depuis le 21 août 2019, au rythme d’une phase transitoire, qui se poursuivra durant 53 mois, et qui sera couronnée par la tenue d’élections à l’orée de 2024. Le pouvoir est partagé actuellement entre l’armée et les « Forces de la Déclaration de la Liberté et du Changement ».

SourceAgences

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