mardi, décembre 1, 2020

Bahreïn : Exécution de 3 civils malgré l’appel à clémence des ONG internationales

Courrier arabe

Les autorités bahreïniennes ont exécuté aujourd’hui trois civils accusés de meurtre et de terrorisme, bien que plusieurs ONG humanitaires avaient demandé à Manama de s’abstenir de commettre une telle action.

Lors d’un communiqué officiel, le procureur général bahreïnien «Ahmed al-Hamadi» a déclaré que «la peine de mort a été appliquée sur 3 personnes accusées par les autorités ; d’adhésion à un groupe terroriste, de meurtre et d’être en possession d’explosifs et d’armes à feu».

Avertissements des ONG mondiales

Vendredi, la fondation humanitaire internationale «Human Rights Watch» (HRW) avait mentionné que «les autorités bahreïniennes semblaient prêtes à exécuter «Ali al-Arabi» (25 ans), et «Ahmed al-Mallali» (24 ans), qui sont détenus depuis le 9 février 2017 et accusés de terrorisme».

HRW signala que les détenus ont été condamnés à mort, le 31 janvier 2018, lors d’un procès collectif, où l’on parlait d’aveux obtenus sous la torture et de graves violations des procès juridiques», expliquant que la Cour de cassation avait approuvait la sanction le 6 mai 2019, elle déclara que le roi bahreïnien «Hamad ben Aissa» avait commis «une grave erreur» en agréant la sentence de mort.

Le 30 mai 2019, plus de 13 fondations humanitaires dont HRW avaient rédigé une lettre commune au roi bahreïnien au sujet de l’affaire d’Ali al-Arabi et d’Ahmed al-Mallali, exprimant leur peur concernant l’extraction des aveux sous la torture.

Une situation qui a déjà été évoquée lors d’une lettre envoyée le 11 décembre 2018 au roi, par trois experts des Nations unies qui redoutaient à leur part, l’application de la peine de mort à l’encontre de plusieurs détenus y compris al-Arabi et al-Mallali, suite à des aveux obtenus sous la torture.

Exécution du meurtrier

Quant au sujet de la seconde affaire, le procureur général annonça l’exécution du muézin de la mosquée de «ben Chedda», située au district d’«al-Mahrek» après avoir tué l’imam de la même mosquée.

Notant que le muézin bengalais a été condamné à mort en octobre 2018, et que le Cours d’appel avait refusé son recours, approuvant la sanction en février 2019.

Al-Hamadi affirma que les sentences étaient irréversibles, notant que les coupables ont été abattus par balles, sous la présence du juge de sentence, et des représentants des Affaires publiques, conformément aux textes de loi du royaume.

Notant que les fondations humanitaires s’opposent à la peine de mort, critiquant largement le Bahreïn, qui selon eux «a enfreint la loi internationale des droits de l’homme».

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Dernières infos

Libye : Invalides des anciens combattants des milices de Haftar protestent contre la négligence des...

En Libye, un groupe d’invalides, des anciens combattants des milices du général à la retraite, Khalifa Haftar, a protesté, dimanche, contre la dégradation de...

Émirats arabes unis : La plus grande entreprise de bâtiment se déclare officiellement en...

La société de construction qui a contribué à la construction du plus haut bâtiment du monde aux Émirats arabes unis, Arabtec Holding, a officiellement annoncé...

L’arme utilisée pour tuer le scientifique iranien a été fabriquée en Israël, selon Press...

L’arme ayant servi à tuer le scientifique iranien Mohsen Fakhrizadeh près de Téhéran a été fabriquée en Israël, a rapporté lundi la chaîne de télévision...

France / Covid-19: Le chiffre des nouveaux cas quotidiens au plus bas depuis...

La France a enregistré 4.005 nouvelles contaminations en 24 heures, indique, ce lundi soir, les chiffres de Santé Publique France. C'est la deuxième fois,...

Israël appelle ses délégations diplomatiques à faire preuve de vigilance

Le ministère israélien des Affaires étrangères a appelé, ce lundi, ses diplomates à l'étranger à faire preuve de "vigilance", par crainte de représailles de la...