mardi, septembre 28, 2021

Bahreïn/Coronavirus: La libération de certains détenus est une mesure bienvenue

Le 17 mars, le ministère bahreïnien de l’Intérieur a annoncé la remise en liberté de 1 486 détenus « pour des raisons humanitaires, dans le contexte actuel », selon toute probabilité une allusion à la pandémie de COVID-19. Environ 900 d’entre eux ont bénéficié d’une grâce royale, et 585 personnes ont été condamnés à des peines alternatives n’exigeant pas d’incarcération, en vertu de la loi de Bahreïn sur les peines de substitution. L’Institut de Bahreïn pour les droits et la démocratie (BIRD) estime que parmi les détenus libérés se trouvaient environ 300 prisonniers politiques.

Toutefois, bien que cette libération de prisonniers – la plus importante depuis le mouvement pro-démocratie de 2011 – soit une mesure positive, elle est insuffisante. Les autorités bahreïniennes n’ont libéré aucun dirigeant politique ou défenseur des droits humains de premier plan. Ainsi l’activiste Nabeel Rajab, emprisonné depuis 2016 pour des tweets alléguant des actes de torture dans la prison de Jaw à Bahreïn et critiquant la campagne militaire menée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis au Yémen, est toujours derrière les barreaux. C’est aussi le cas d’Abduljalil al-Singace, 57 ans, et de Hassan Mushaima, 71 ans, deux dirigeants d’Al-Haq, un groupe d’opposition interdit. Ces deux hommes souffrent de graves problèmes de santé.

Les autorités bahreïniennes devraient réagir à cette pandémie mondiale en libérant tous les détenus injustement emprisonnés. Elles devraient aussi prendre les mesures sanitaires et hygiéniques nécessaires pour protéger de manière adéquate les détenus, le personnel pénitentiaire et les visiteurs dans les prisons.

Texte complet en

SourceHRW

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