dimanche, juillet 25, 2021

Égypte: Morsi et les dirigeants des Frères musulmans étaient la cible d’un marchandage politique

Courrier arabe

Le site d’information Al-Jazeera Net a pu obtenir des informations exclusives concernant des faits datant de la dernière semaine du mois sacré du Ramadan à la prison de haute surveillance d’«Al-Akrab», au sud du Caire, au sujet d’attentions particulières tenues par les forces de l’ordre vers le défunt président Mohamed Morsi.

Des sources humanitaires chargées d’examiner les dossiers des détenus ont révélé que les forces de l’ordre s’étaient entretenues avec un nombre de dirigeants des Frères musulmans et de l’opposition détenus dans la prison Al-Akrab quelques jours avant et après l’Aid el-Fitr pour discuter les raisons qui poussaient Morsi à refuser de se soumettre au régime, ainsi que pour connaitre la vision future du mouvement et d’étudier la possibilité d’accepter une réconciliation politique.

Notant qu’un officier des forces de l’ordre cherchait à comprendre à quel point Morsi était prêt à négocier avec le régime, et qu’il s’intéressait à choisir un membre des musulmans comme intermédiaire pour conduire un dialogue avec l’ancien président et le tenir au courant des dernières évolutions.

Les sources qui avaient demandé de ne publier aucun des noms des officiers des forces de l’ordre ou des dirigeants convoqués au bureau d’interrogation de la prison d’Al-Akrab, ajoutèrent que l’officier expliqua aux dirigeants que «Morsi ne redeviendra plus jamais président et que le peuple égyptien ne fera plus jamais de révolution selon les constats des services de renseignements», visant à les pousser à se résigner à la réalité des faits.

Soulignant au final que les détenus avaient refusé de collaborer avec les forces de l’ordre et décidèrent de continuer à dénoncé le coup d’état militaire et à crier son illégitimité, invitant le régime « à exposer sa vision de résolution envisageable à la crise politique du pays au peuple et à la communauté internationale au lieu de comploter à l’ombre et en secret».

Il importe de souligner que la prison d’AL-Akrab connue sous le nom du «Guantanamo égyptien» est une prison sous haute surveillance où sont placés les dirigeants des frères musulmans, les membres du conseil présidentiel du défunt président Morsi , et les leaders de l’opposition.

Une forteresse où al-Sissi place les insurgés pour les garder sous contrôle et étouffer toute odeur de démocratie et de résistance, assurant une longue vie à sa dictature et sa tyrannie.

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