vendredi, décembre 4, 2020

Hong Kong: les manifestants veulent plus de soutien de l’Europe

Le dissident chinois Liao Yiwu et l’ancien libraire honkongais Lam Wing-kee ont appelé dimanche l’Europe à montrer plus de solidarité envers les manifestants à Hong Kong en marge du salon du Livre de Francfort.

«Nous devons travailler ensemble avec les pays européens, et nous devons faire tout pour préserver la liberté d’expression et la démocratie à Hong Kong», a lancé Liao devant quelque 200 personnes rassemblées sous des parapluies noirs, en signe de solidarité.

«L’Europe ne comprend pas bien ce qui s’y passe», a estimé l’auteur, dont les écrits sont interdits en Chine et qui avait été incarcéré pour un poème sur les manifestations de la place Tiananmen en 1989.

«Il faudrait inviter des personnes de Hong Kong en Europe, en Allemagne, pour témoigner», a-t-il ajouté. «Mettez les devant des caméras de télévision pour raconter ce qui se passe ! «

Les parapluies sont devenus le symbole des manifestations qui exigent depuis juin et de manière quasi quotidienne davantage de libertés face à la mainmise jugée grandissante de Pékin sur l’ex-colonie britannique.

Il s’agit d’une référence au «Mouvement des Parapluies», précurseur de la mobilisation qui ébranle actuellement l’ex-colonie britannique : lancé le 28 septembre 2014, le «Mouvement des Parapluies», une occupation pacifique du coeur financier et politique de la mégapole, avait duré 79 jours.

La mobilisation actuelle est née du rejet d’un projet de loi hongkongais qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine.

L’ancien libraire Lam Wing-kee, qui a fui Hong Kong en début d’année, craignant une extradition vers la Chine, a également demandé plus de fermeté de la part des gouvernements européens.

«J’espère que l’Union européenne, le Royaume-Uni et d’autres pourront adopter des lois» similaires à celle votée au Congrès américain cette semaine et qui menacent de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington au territoire semi-autonome, a-t-il dit.

L’homme de 64 ans était l’un des cinq libraires de Hong Kong «disparus» fin 2015 après avoir vendu des ouvrages critiques envers Pékin. Ils avaient été emprisonnés en Chine.

Le sort de Gui Minhai, un Suédois d’origine chinoise, reste cependant incertain.

«Cela fait quatre ans, et je suis fatiguée», a écrit sa fille Angela dans une lettre lue au salon de Francfort, dénonçant une campagne de harcèlement du gouvernement chinois à son encontre.

SourceLe Soir

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Dernières infos

Pour la treizième année consécutive, Israël à la tête de la course aux armements

Israël continue de maintenir sa position à la tête de la course aux armements pour la treizième année consécutive. C'est ce qui ressort du rapport du Global Militarisation...

La résolution de la crise du Golfe n’a rien à voir avec la normalisation...

La solution à la crise du Golfe doit être globale et elle n'a aucun lien avec la normalisation avec Israël. C'est ce qui ressort de...

Rapport : «Les Émirats arabes unis financent les mercenaires de Wagner qui combattent pour Khalifa...

Le magazine américain, Foreign Policy, a signalé qu’«au moment où Abou Dhabi cherchait à dépenser des milliards de dollars pour acheter des armes américaines,...

France : 326 morts et 12 696 contaminations à la Covid-19 en 24 heures

La France a enregistré 326 décès et 12 696 nouvelles contaminations au nouveau coronavirus, Covid-19, au cours des dernières 24 heures, a annoncé jeudi...

OTAN : L’accord entre Kaboul et les Talibans est un « pas important » vers la...

Le Secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a salué l'accord conclu entre le gouvernement afghan et le Mouvement des Talibans, « pour aller de l’avant...