vendredi, février 26, 2021

La famille Morsi accuse le régime d’avoir assassiné son fils, et les autorités s’attachent à la crise cardiaque

Courrier arabe

Des sources gouvernementales égyptiennes ont affirmé qu’Abdellah, le fils cadet du défunt président «Mohamed Morsi» est mort à l’hôpital de Gizeh, suite à une crise cardiaque, alors que sa famille déclare qu’il a été assassiné par le régime putschiste du président Abdel Fatah al-Sissi.

Selon les autorités égyptiennes, «le défunt avait eu une attaque cardiaque alors qu’il conduisait sa voiture, il avait été transmis à l’hôpital de Gizeh, où il a rend son dernier souffle», affirmant que le jeune homme avait déjà eu plusieurs problèmes de santé et qu’il avait été hospitalisé à plusieurs reprises.

Toutefois, la mère du jeune homme, et toute sa famille ont accusé le gouvernement du président actuel Abdel Fatah al-Sissi d’avoir comploté l’assassinat du jeune homme, signalant que la famille Morsi avait toujours été harcelé par les autorités.

De leur côté, plusieurs activistes ont parlé du décès, à l’image de «Jaber al-Harmi» qui s’est demandé si le décès d’une personne qui avait été menacée de mort, le jours du décès de son père le président, était réellement un simple incident.

De même, le maître de conférences au Sorbonne «Mohamed Hnid» a déclaré que la mort était une liquidation, s’étonnant du fait qu’«un jeune homme de son âge pouvait mourir d’une crise cardiaque», il affirma que l’affaire a été tissée par les services de renseignements égyptiens, affirmant que le même scénario s’était produit en Tunisie «où après la révolution, les autorités avaient assassiné plusieurs militants, et prétendu qu’ils étaient morts de crise cardiaque».

Et alors qu’ils ont été nombreux à demander une enquête afin de constater les réelles causes de la mort, plusieurs autres ont décidé de se mobiliser, compatissant avec sa famille, ils ont lancé une campagne, demandant que son frère «Oussama» actuellement en détention, puisse assisté à ses funérailles.

Toutefois, notons que le rédacteur des affaires égyptiennes au site «al-Jazeera» a signalé que le jeune homme avait été interpellé à plusieurs reprises, durant les années précédentes, affirmant que la majorité des accusations qu’on lui avait attribué étaient arbitraires, comme l’accusation de consommation de substance illégales, dont il avait été acquitté.

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