lundi, novembre 30, 2020

« La prison ou la mort » pour les femmes jihadistes en Syrie

Alors que les frappes de la coalition touchent à leur fin, le dernier bastion de l’organisation État islamique dans l’est de la Syrie est sur le point de tomber. Les civils fuient les combats et de nombreuses femmes, membres du groupe terroriste, se retrouvent dans des camps aux mains des Forces démocratiques syriennes. Les reporters de France 24 ont pu les rencontrer et recueillir leur témoignage, rare et parfois glaçant.

Dans l’est de la Syrie, les Forces démocratiques syriennes (FDS) et la coalition internationale resserrent l’étau sur le dernier bastion du groupe État islamique. Les violents combats et les conditions humanitaires forcent des civils à fuir, jour après jour, le territoire contrôlé par les jihadistes. Parmi eux se trouvent de nombreuses étrangères venues du monde entier pour rejoindre le « califat » autoproclamé.

Livrées à leur sort, les femmes des jihadistes, souvent étrangères, n’ont d’autre choix que de se rendre avec leurs enfants aux FDS, qui ne tiennent pas particulièrement à s’en occuper. Les reporters de France 24 ont pu rencontrer ces femmes dans le camp de Al-Hol, dans le nord-est du pays.

Qui sont-elles ? Pourquoi avaient-elles émigré en Syrie à l’âge d’or du groupe État islamique ? Françaises, tunisiennes, suédoises ou russes, aujourd’hui prisonnières des forces kurdes, elles ont accepté de livrer leur point de vue aux reporters de France 24.

Pour certaines, c’est un soulagement que d’avoir quitter le territoire contôlé par les jihadistes, pour d’autres, cela revient à trahir leur engagement. Certaines femmes en effet ne manifestent aucune forme de remords et continuent de défendre la cause du terrorisme et de l’intégrisme islamiste. C’est une parole rare, des propos glaçants, des images parfois très dures.

C’est pourtant la réalité aujourd’hui dans le nord-est de la Syrie, avec comme question connexe : que faire demain de ces femmes aujourd’hui prisonnières de camps provisoires ?

La plupart souhaitent revenir dans leur pays d’origine, où la justice les attend, quand elle ne les a pas déjà condamnées. Alors, quel traitement réserver à ces prisonnières ? Leurs pays d’origine doivent-ils les rapatrier ? Les juger ? Les emprisonner ? Un problème complexe et politiquement très sensible.

 

SourceFrance 24

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Dernières infos

Maariv : les visites mutuelles et contacts entre Israël et l’Arabie saoudite se trament...

Le journal hébreu "Maariv" a révélé, lundi denier, que les relations entre Israël et l'Arabie saoudite existent depuis une longue date à savoir de...

Arménie: Le président appelle à la démission du gouvernement et à la tenue d’élections...

Le président arménien, Armen Sarkissian, a appelé à la démission du gouvernement et à l'organisation d'élections anticipées dans un délai d'un an. C'est ce qui...

Kushner se rend en Arabie saoudite et au Qatar pour des entretiens

Jared Kushner, gendre et haut conseiller du président américain Donald Trump, se rend cette semaine en Arabie Saoudite et au Qatar, dans une dernière tentative pour obtenir...

Crimes des milices de Haftar à Oubari : l’armée libyenne s’étonne du silence onusien

L'armée libyenne a fait part, dimanche, de son « étonnement » face au silence affiché par la Mission des Nations unies en Libye, au sujet de...

Irak : Le Parlement appelle à une réponse ferme à la suspension des visas...

La suspension de la délivrance de visas par les Émirats arabes unis (EAU) aux ressortissants de 13 pays, dont l'Irak ne cesse de susciter de vives réactions. Cette...