lundi, mars 1, 2021

Lancement du sommet islamique à Kuala Lumpur avec la participation de représentants de 18 pays

Courrier arabe

Aujourd’hui jeudi, 19 décembre, «Kuala Lumpur», la capitale de la Malaisie a marqué le lancement du sommet islamique, auquel avait appelé son premier-ministre «Mahathir Mohammed», dans le but de discuter de nouvelles stratégies, pour traiter les situations que traverse le monde islamique.

Le sommet a débuté ce matin, avec la participation de l’émir du Qatar «Tamim ben Hamad Al Thani», du président turc «Recep Tayyip Erdogan», du président iranien «Hassan Rohani», ainsi que de hautes personnalités, venues de plus de 18 pays et 450 scientifiques et savants.

Lors d’un discours prononcé, durant la cérémonie d’ouverture, plusieurs chefs d’états ont appelé à l’union islamique, signalant qu’elle était un outil indispensable pour faire face aux défis imposés à la population islamique dans le monde.

«Mahathir Mohammed» insiste sur la résolution des crises

Le premier-ministre malaisien «Mahathir Mohamad» a signalé que le sommet offrait des discussions de haut niveau, au sujet des crises du monde islamique.

Il expliqua que «le sommet, avec son nombre restreint de participants, cherchera des solutions compatibles à la situation réelle, qu’il exposera au restant des pays concernés», tout en signalant que la limitation des invités était loin d’insinuer l’éloignement de l’opinion des autres.

Mahathir insista sur l’importance de comprendre l’origine des problèmes du monde musulman, «pour faire face aux guerres internes, et réajuster l’image de la religion islamique» avait-il ajouté.

«Tamim ben Hamad Al Thani» contre les politiques de blocus et de contrôle diplomatique

Pour sa part, l’émir du Qatar le cheikh «Tamim ben Hamad Al Thani» a commencé par signaler que «La stabilité est l’une des conditions du développement, elle nécessite des relations parallèles, fondées sur les intérêts communs et une vision commune».

Il nota par la suite que «son pays refusait l’exploitation des méthodes de la force et du blocus, ainsi que ceux de la famine et du contrôle diplomatique», et appela à aborder des méthodes de négociation et de dialogue, pour résoudre les crises ambiguës.

«Certains prennent des criminels de guerres pour alliés, et oublient leurs discours engagés dans la lutte contre le terrorisme. Ils adoptent des milices armées, actives hors la loi locale et internationale, et commettent des crimes contre les civils» avait ajouté le cheikh, qui expliqua qu’il était impossible de conserver la souveraineté nationale et l’indépendance des choix diplomatiques, à l’ombre du sous-développement et de la dépendance.

Au final il mentionna que la présence de l’occupation israélienne en Palestine était «l’une des principales raisons de l’instabilité de la région», indiquant que «la marginalisation de la légitimité internationale, à l’ombre des politiques coloniales continuelles, incluant la question de Jérusalem, provoquaient les arabes et les musulmans du monde».

«Recep Erdogan» attaque le Conseil de sécurité national

De son côté, le président turc a appelé à la modification des normes du Conseil de sécurité national, «qui place le monde sous la merci des cinq grandes pays», en signalant: «L’instance internationale avait confié la protection d’un milliard 700 millions de musulmans au Veto, qui permet à 5 pays de contrôler les sorts des peuples».

Il aborda la crise syrienne et appela à une résolution imminente du conflit, et à traiter les affaires humanitaires pour permettre aux réfugiés de retourner chez eux.

Il affirma que la Turquie poursuivra sa lutte contre le terrorisme en Syrie, et neutralisa le PKK, comme elle avait fait avec l’Organisation de l’Etat islamique.

«Erdogan» proclama également la fin des crimes commis au «Myanmar» contre la minorité musulmane des «Rohingyas», et appela à repenser la façon de traiter avec «l’occupation israélienne», tout en prévoyant que le sommet abordera des questions en rapport avec les conflits internes des pays musulmans, l’islamophobie, la justice.

«Rohani» dénonce l’ingérence étrangère et le radicalisme interne

À son tour, le président iranien, «Hassan Rohani», parla des problèmes de sécurité, «en Syrie, au Yémen, et le chaos en Irak», et affirma que «l’ingérence étrangère et le radicalisme interne» en était la principale cause, en parlant aussi de l’importante place qu’occupe l’affaire palestinienne au sein du monde islamique.

Il insista sur insaisissabilité d’une collaboration économique islamique, et expliqua que l’économie numérique était le futur pour faire face aux sanctions internationales, imposés pour freiner le développement de toute nation.

Rappelons toutefois, que le sommet prévoit de traiter des sujets en relation avec les crises en Syrie, en Irak, au Liban et au Yémen, ainsi que les questions des musulmans « Ouïghours  » de la Chine et des musulmans « Rohingyas » de Myanmar.

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