vendredi, septembre 24, 2021

L’Arabie saoudite renonce aux peines de mort contre les assassins de Khashoggi

L’Arabie Saoudite a renoncé, définitivement lundi, aux peines de mort prononcées à l’encontre des personnes accusées dans l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, tué il y a près de 2 ans au Consulat de son pays à Istanbul.

L’Agence de presse saoudienne (SPA, Officiel) a rapporté que « la Cour pénale à Riyad a émis son verdict définitif contre 8 accusés ».

La même source a précisé que la Cour avait condamné 5 accusés à 20 ans de prison et 3 autres accusés à des périodes entre 7 et 10 ans de prison. Le procès est, ainsi, clôturé en Arabie Saoudite, selon la Cour pénale.

En décembre 2019, un tribunal saoudien avait émis un jugement primaire, condamnant à mort 5 personnes parmi 11 accusés, tandis que 3 accusés avaient écopé d’une moyenne de 24 ans de prison et 3 autres avaient été acquittés.

Le Ministère public saoudien avait déclaré que le jugement serait révisé auprès de la Cour d’appel.

L’Agence de presse saoudienne n’a pas, cependant, précisé si les jugements primaires avaient été contestés par le Ministère public, ni les étapes du procès qui ont été suivies.

En comparant les jugements primaires aux jugements définitifs, on conclut que la Justice saoudienne a renoncé aux peines de mort.

Le verdict final de la Cour pénale acquitte, d’autre part, Ahmed al-Asiri, ex vice-président des services de renseignement, Saud al-Qahtani, ex Conseiller du Prince héritier Mohamed Bin Salman, Mohammed al-Atibi, ex Consule saoudien à l’ambassade de Riyad à Istanbul. Ces derniers sont pourtant les principales personnalités accusées devant la Justice turque.

En mai dernier, les fils de Khashoggi avaient déclaré qu’ils arrêtent de poursuivre les assassins de leur père et démenti, à plusieurs reprises, le fait qu’ils étaient soumis à des pressions.

Le journaliste saoudien, Jamal Khashoggi, avait été assassiné le 2 octobre 2018 au consulat de son pays à Istanbul. Il s’agit d’une affaire qui a suscité l’indignation de l’opinion publique internationale.

Après 18 jours de déni et de déclarations contradictoires, Riyad avait reconnu le « meurtre » de Khashoggi au consulat de son pays, des suites d’une « altercation » avec des ressortissants saoudiens.

Trois mois après avoir reconnu l’assassinat de Khashoggi, le procès avait démarré sans dévoiler l’endroit du corps ni rendre l’affaire internationale.

En été 2019, un rapport onusien élaboré par la Rapporteure spéciale des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Agnès Callamard, a montré l’implication du Prince héritier Mohamed Bin Salman dans l’assassinat.

Le rapport indique qu’il existe des preuves sur son implication et qualifie les jugements primaires de « ridicules ».

***Les assassins condamnés par la Justice turque

Un acte d’accusation de 117 pages, établi par les procureurs d’Istanbul accusant des ressortissants saoudiens d’être impliqués dans le meurtre avec préméditation, avait été accepté en avril par la Cour pénale n ° 11 d’Istanbul.

Dans l’acte d’accusation, Khashoggi est cité comme victime et sa fiancée Hatice Cengiz, de nationalité turque, comme plaignante.

L’acte accuse Ahmed Bin Mohammed Al-Asiri et Saud Al-Qahtani « d’incitation à tuer délibérément par la torture » et réclame des peines de réclusion à perpétuité distinctes pour les deux.

Sont également accusés 18 autres ressortissants saoudiens : Mansour Othman M. Abahussain, Maher Abdulaziz Mutreb, Salah Mohammed al-Tubaigy, Mustafa Mohammed M. Almadani, Saif Saad al-Qahtani, Thaar Ghaleb T. al-Harbi, Badr Lafi al-Otaibi , Turki Musharraf M. Alshehri, Fahad Shabib A.

Albalawi, Waleed Abdullah M. Alshehri, Mohammad Saad al-Zahrani, Naif Hassan Saad al-Arifi, Abdulaziz Mohammed al-Hawsawi, Khalid Aedh G. Alotaibi, Saad Meshal al-Bostani, Muflih Shaya M. Almuslih, Ahmed Abdullah A. Almuzaini et Saad Muid Alqarni. Des peines de réclusion à perpétuité sont requises.

En septembre 2019, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avait assuré qu’« un tel acte a été commis dans mon pays, au consulat saoudien à Istanbul, bien sûr que nous avons la responsabilité de suivre l’affaire ».

SourceAgences

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