lundi, juillet 26, 2021

Le Liban refuse de naturaliser les Palestiniens réfugiés sur ses terres

Courrier arabe

Le Liban a à nouveau rejeté toute procédures qui visent à naturaliser les Palestiniens résidant sur son territoire, à l’ombre des tentations américaines qui visent à mettre en œuvre le célèbre plan pour résoudre le conflit palestino-israélien, connu sous le nom de l’«Accord su siècle».

Un communiqué de la présidence libanaise, a été publié suite à la rencontre tenue aujourd’hui entre le président Michel Aoun et des représentants d’une délégation française officielle en visite diplomatique à Beyrouth, annonçant les points abordés entre les deux côtés.

Selon le communiqué, le président libanais a informé le chef de la délégation, l’ex-ministre Renauld Muselier, que le Liban insiste sur le droit du retour des palestiniens, signalant que le conflit en Palestine «doit avoir une solution globale et équitable pour toutes les parties», notant que les palestiniens doivent avoir les mêmes droits que les israéliens.

Aoun expliqua à Muselier la position «ferme» du Liban vis-à-vis des évolutions de la région, ainsi que son mode de résolution du dossier des réfugiés palestiniens et syriens, affirmant l’importance de leur retour vers leur pays, et insistant sur le refus libanais à toute naturalisation envisageable.

«Il ne convient pas d’attendre une solution politique, les pays doivent répondre à la volonté du Liban et se mobiliser pour le retour des réfugiés chez eux» avait ajouté Aoun au sujet de la crise dans les deux pays.

Notant que le Liban relance de temps à autre son opposition à la naturalisation des réfugiés, insistant sur le fait que la solution à leurs crises est «le retour vers leurs pays», aujourd’hui encore, il bloque la tentation de médiation française lancée par sa délégation.

Dirigée par Renaud Muselier du 13 au 17 juin, la délégation française constituée d’élus régionaux, de décideurs économiques, culturels, universitaires, et de spécialistes de l’environnement est en tournée au Liban et en Égypte où elle prévoit rencontré les hauts responsables des  deux pays, dans le but de «bâtir la méditerranée du futur», un plan, selon les observateurs «mis en place par l’administration américaine», qui vise à organiser un climat favorable pour accueillir l’Accord du siècle en temps voulu.

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