samedi, mai 8, 2021

Les Libyens célèbrent le 9ème anniversaire de la révolution à l’ombre de la guerre et de la crise économique

Courrier arabe

Les Libyens ont célébré, lundi 17 février, le 9ème  anniversaire de la révolution du 17 février, déclenchée en 2011 et suite à laquelle le régime de Mouammar Kadhafi a été aboli, alors que le pays tangue entre un cessez-le-feu fragile et une crise économique imminente depuis le blocus imposé par le général à la retraite, Khalifa Haftar, aux exportations pétrolières.

Le centre informationnel de l’opération «Burkan al-Ghadab» (Volcan de la colère) lancée par le GNA, a publié des images démontrant des centaines de Libyens, à Tripoli, descendus dans les rues pour célébrer l’événement.

Le GNA s’attache à un État civil  

À cette occasion et lors d’une cérémonie dans un poste des forces de la sécurité centrale de Tripoli, le porte-parole des forces du Gouvernement d’union nationale (GNA), le colonel Mohamed Qunonou, a avait évoqué l’incroyable alliance qui avait soudé le peuple et son armée, contre l’injustice et la tyrannie, luttant pour la liberté et la justice.

«Nous affirmons que nous continuerons à repousser les complots, internes et externes, qui tentent, sans la succès, de tirer la Libye en arrière et d’y placer un autre tyran, qui replongera les Libyens dans l’esclavagisme et la régence individuelle », avait ajouté, lors du discours qu’il avait prononcé.

Il souligna que Khalifa Haftar, avait sous-estimé la force des Libyens et leur attachement à la liberté, et indiqua que même avec les groupes multinationaux et les criminels qu’il avait recruté, il subira le même sort que celui de Kadhafi, depuis 9 ans.

Qononou salua le courage des soldats du GNA, «qui mènent une seconde guerre de libération», promettant une proche victoire, aussi triomphale que celle d’antan.

L’est libyen célèbre aussi l’événement  

Sachant toutefois que si à Tripoli les célébrations étaient bien marquantes, Benghazi et les autres villes de l’est libyen n’ont pas connu la même atmosphère.

Une très faible participation, due selon les observateurs à la peur qui règne dans la région, tenue d’un poing de fer par Khalifa Haftar, et où la liberté d’expression est étroitement surveillée.

Pour les médias pro-Haftar, le 17 février fut célébré comme il se doit, rapportant même que la population avait commencé la fête depuis le 16 février, «dénonçant l’ingérence turque et la trahison du président du GNA, Fayez al-Sarraj».

Haftar s’attache à la solution militaire

Et pour ce qui semble être une anticipation aux célébrations de Tripoli, à son tour, Khalifa Haftar s’était adressé à la population, diffusant la soirée du 16, un enregistrement audio, depuis sa position à al-Rajma.

Il insista à rappeler que la seule résolution envisageable pour rétablir la paix au pays était «d’anéantir les terroristes qui se trouvent à Tripoli, et de renvoyer les mercenaires apportés par le fou enragé de la Turquie et les traîtres qui l’ont aidé», avait-il précisé, en parlant d’Erdogan le président turc et des responsables du GNA.

Haftar affirma qu’il n’acceptera de négocier qu’une fois que «Tripoli sera libérée des mercenaires turcs et des traîtres qui s’y trouvent», promettant à ses partisans «une victoire proche et glorieuse».

Notons que la Libye, riche pays pétrolier, est depuis 2011 prise au piège de l’instabilité politique et sécuritaire, malgré les efforts fournis par les Nations unies, et les médiations de plusieurs pays arabes, la résolution reste difficile à établir, à l’ombre de l’entêtement de Haftar soutenu par les Émirats arabes unis et l’Égypte .

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