vendredi, décembre 4, 2020

Moscou et Damas condamnent la présence militaire américaine en Syrie

NOURSOULTAN, 12 décembre (Xinhua) — Des représentants russes et syriens ont condamné mercredi la présence militaire américaine en Syrie.

« La présence militaire américaine en Syrie est absolument inacceptable », a déclaré Alexandre Lavrentiev, envoyé spécial de la Russie pour la Syrie, lors d’une conférence de presse à l’issue de la 14e série de pourparlers d’Astana, qui s’est tenue entre les 10 et 11 décembre à Noursoultan, la capitale du Kazakhstan.

« Les troupes américaines et d’autres petites forces de la coalition internationale doivent quitter le territoire syrien. C’est le seul moyen de résoudre les divergences qui subsistent entre les Kurdes et le gouvernement central », a déclaré M. Lavrentiev.

Bachar Jaafari, représentant permanent de la Syrie auprès de l’ONU, a accusé les forces américaines de piller les installations et les gisements pétroliers syriens.

L’armée américaine a occupé des puits de pétrole et de gaz dans le nord-est du pays et a vendu des ressources naturelles syriennes à la Turquie, pillant ainsi les revenus de la Syrie, a dénoncé M. Jaafari.

Il a ajouté que le gouvernement syrien, avec ses alliés, a le droit de lutter contre les terroristes dans la province d’Idleb, située dans le nord du pays.

« Quand les Américains ont tué al-Baghdadi (ndlr : le chef de l’Etat islamique), ils l’ont mis en scène dans un style hollywoodien, se présentant comme des héros. Mais quand le gouvernement syrien affronte les terroristes, tout le monde essaie de lui demander des comptes. C’est de l’hypocrisie internationale. Il n’y a pas de solution à la question d’Idleb sans que ne soient éliminés les terroristes », a-t-il souligné.

Le président américain Donald Trump, après avoir déclaré son intention de retirer toutes les forces américaines de l’est de la Syrie, a déclaré en octobre dernier lors d’une réunion du cabinet que certaines troupes resteraient pour « sécuriser le pétrole ».

L’Iran, la Turquie, la Russie, ainsi que des représentants du gouvernement syrien et de l’opposition, ont participé à la 14e série de pourparlers d’Astana. La Jordanie, le Liban, l’Irak et l’ONU y étaient également présents en qualité d’observateurs.

Le « processus d’Astana » a été lancé en janvier 2017 par la Russie, l’Iran et la Turquie à Astana (rebaptisée Noursoultan depuis mars 2019), dans l’optique d’un règlement pacifique de la question syrienne.

Sourcexinhuanet

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