samedi, novembre 27, 2021

Parlement européen : pas de normalisation avec la Syrie sans progrès dans le processus politique

Le Parlement européen a adopté jeudi un projet de résolution s’opposant à toute normalisation des relations diplomatiques avec le régime syrien, tant qu’il n’y aura pas de progrès fondamentaux en faveur d’une solution politique.

La résolution exprime la profonde préoccupation du Parlement européen face à l’impasse politique persistante et aux efforts déployés par les Nations Unies pour une solution politique, en raison de la position du régime syrien.

Elle confirme également le manque de crédibilité de l’élection présidentielle du régime en 2021 et exprime son soutien aux aspirations démocratiques du peuple syrien, à l’unité, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’État syrien et de son peuple.

La résolution appelle à étendre les sanctions contre le régime syrien pour y inclure les responsables russes et iraniens.

Elle condamne les violations des droits de l’homme et du droit international par le régime syrien et affirme que la Russie, l’Iran et la Turquie ont également perpétré des violations en Syrie.

Le Parlement européen demande à la Russie, à l’Iran et au Mouvement « Hezbollah » de retirer toutes leurs forces de Syrie, et déplore que la Russie et l’Iran soutiennent le régime syrien dans la répression totale de sa population civile.

Il demande également à la Turquie de retirer ses troupes du nord de la Syrie prétendant qu’elle l’occupe illégalement, et qu’elle met en péril la paix au Proche-Orient et en Méditerranée orientale.

La résolution du Parlement européen a condamné dans les termes les plus forts les frappes aériennes russes qui ont tué plus de 6 900 civils, dont 2 000 enfants.

Elle exhorte également le régime syrien de libérer immédiatement près de 130 000 prisonniers politiques et de laisser passer les aides humanitaires.

Le Parlement européen a fait valoir le rôle joué par les États voisins de la Syrie dans la solidarité envers les réfugiés syriens au Liban, en Jordanie, en Turquie et en Iraq et dans l’aide qui leur est apportée, tout en priant instamment les États membres de l’Union de continuer à financer des programmes d’aide humanitaire dans les pays d’accueil des réfugiés.

La résolution appelle les États membres de l’Union Européenne à redoubler d’efforts pour poursuivre les auteurs ayant commis des crimes contre l’humanité contre le peuple syrien et affirme que 90% de la population syrienne vit en dessous du seuil de pauvreté.

Elle a indiqué aussi que l’acheminement de l’aide humanitaire est une priorité pour l’Union européenne.

Les parlementaires européens ont souligné qu’il ne saurait y avoir de solution durable au conflit syrien par des moyens militaires, tout en exprimant leur inquiétude face à la crise humanitaire en Syrie.

Les élus du Parlement européen ont appelé à la mise en place d’un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu dirigé par l’ONU, conformément à la résolution.

Les députés européens ont clairement indiqué que l’organisation terroriste « Daech » était toujours active dans la région et ont exprimé leur soutien à la coalition internationale dans la guerre contre cette organisation.

Les élus européens ont qualifié les dénommées « Forces démocratiques syriennes », qui sont sous le contrôle de l’organisation terroriste «YPG/PKK», de « partenaire » qui a apporté une contribution majeure à la guerre contre Daech.

Les députés du Parlement européen ont indiqué que le retour des Syriens dans leur pays devrait être volontaire parce que la situation reste instable, et que le statut de protection accordé aux Syriens ne devrait pas changer.

Ils ont également préconisé que les enfants de citoyens européens devraient être rapatriés.

SourceAgences

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