jeudi, janvier 21, 2021

Placer le pouvoir entre les mains de Haftar serait une erreur historique, avertit Erdogan

Courrier arabe

À Berlin, les préparatifs pour la conférence, prévue demain dimanche sont à cheval. Et au moment où le président turc a mis en garde contre la destitution du gouvernement légitime, ce dernier a annoncé que son président, «Fayez al-Sarraj», risquait de ne pas participer à la conférence et d’envoyer un comité à sa place.

L’Agence de presse allemande a rapporté avoir consulté le document primaire final de la conférence, organisée au sujet de la crise libyenne, notant «qu’il comprenait 6 chartes, en rapport avec l’économie et la sécurité, en plus du cessez-le-feu et de l’application de la loi d’interdiction d’armement».

Elle signala que «les États-Unis avaient élaboré un document interne, déterminant les directives pour guider la Libye, vers un cessez-le-feu permanent, et une interdiction de de l’importation des armes au pays».

Et nota qu’«Antonio Guterres», le secrétaire général des Nations unies avait, depuis mercredi dernier, déposé le document américain auprès du Conseil de sécurité nationale.

Les pays participants

Douze pays participeront à la conférence, qui sera officiellement lancée lundi le 20 janvier, il s’agit de la Russie, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Chine, l’Allemagne, la Turquie, l’Italie, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Algérie et le Congo.

En plus de la présence des deux responsables des parties libyennes en conflit, le général à la retraite «Khalifa Haftar» et le président du GNA «Fayez al-Sarraj».

La Turquie se bat pour protéger le GNA

Toutefois, le président turc, «Recep Tayyip Erdogan», avait déclaré, lors d’un entretien avec le magazine «Politico», que «le gouvernement légitime libyen était attaqué par «le prince de la guerre» Khalifa Haftar, soutenu par les gouvernements d’Arabie saoudite, de l’Égypte et des Émirats arabes unis, qui s’opposent à la démocratie».

«La route vers la paix, en Libye, passera par la Turquie», avait-il ajouté, en signalant que l’Europe était moins préoccupée pour offrir un soutien militaire au GNA libyen.

Il signala que la communauté internationale avait échoué à tenir compte de ses engagement envers le pays, et souligna que placer le pouvoir entre les mains de Haftar, serait une erreur historique, et a averti l’Europe des nouveaux problèmes, auxquels elle sera obligée de faire face, si le GNA serait destitué.

Erdogan indiqua que l’Union européenne devait montrer au monde qu’il était un acteur important dans la scène internationale.

Absence de «Fayez al-Sarraj» en réponse à la non invitation du Qatar et de la Tunisie 

Par ailleurs, une source privée, au Conseil présidentiel libyen, a rapporté à la chaîne libyenne «Libya al-Ahrar» qu’il «était probable que le président «Fayez al-Sarraj» ne participe pas, à la conférence de Berlin, et qu’il se contentera d’envoyer un comité du GNA».

La source a expliqué que «ceci se présentait après que le GNA avait demandé aux Allemands d’inviter la Tunisie et le Qatar à la conférence, à travers une lettre envoyée par son ministère des Affaires étrangères à l’ambassade allemande en Libye».

Le GNA avait alors justifié sa demande, en signalant que le Qatar était l’un des principaux pays supporteurs de la révolution du 17 février, et que la Tunisie avait accueilli des milliers de réfugiés libyens et que sa sécurité dépendait de celle de la Libye.

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