vendredi, décembre 4, 2020

Pour la Turquie , la chute de la livre est un « complot politique »

Le but, selon lui, est « d’obtenir la reddition de la Turquie dans tous les domaines, de la finance à la politique. » Le président Recep Tayyip Erdogan a estimé, dimanche 12 août, que la chute de la livre turque était un « complot politique » contre son pays, qui ripostera en cherchant « de nouveaux marchés et alliés », alors que ses relations avec les Etats-Unis sont en crise.

Devant des partisans réunis à Trébizonde, sur la Mer noire (nord-est), le chef de l’Etat turc s’est montré très véhément contre Washington :

« Nous ne pouvons que dire adieu à quiconque décide de sacrifier son partenariat stratégique et une alliance d’un demi-siècle avec un pays de 81 millions d’habitants pour sauvegarder ses relations avec des groupes terroristes. »

Déclarations chocs, sanctions, menaces de représailles, puis doublement des tarifs douaniers américains sur l’acier et l’aluminium turc : le ping-pong Ankara-Washington est allé crescendo ces derniers jours, emportant avec lui la livre turque qui a dévissé vendredi de 16 % face au billet vert. Un effondrement dû à la décision du président Trump, annoncée dans un tweet, de doubler les tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium turcs.

Le sort d’Andrew Brunson

Au coeur de cette bataille : le sort du pasteur américain Andrew Brunson, actuellement jugé en Turquie pour « terrorisme » et « espionnage », placé fin juillet en résidence surveillée après un an et demi de détention. Les Etats-Unis demandent sa libération immédiate, alors que la Turquie plaide pour l’extradition de Fethullah Gülen, prédicateur turc établi depuis près de 20 ans sur le sol américain et soupçonné par Ankara d’être l’architecte du putsch manqué de juillet 2016. « Vous osez sacrifier la Turquie et ses 81 millions d’habitants pour un prêtre lié à des groupes terroristes? » s’est indigné M. Erdogan.

La Turquie et les Etats-Unis restent pour autant partenaires dans le cadre de l’OTAN. Les Etats-Unis disposent en outre d’une importante base à Incirlik, dans le sud du pays, actuellement utilisée comme centre des opérations contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI). Mais la Turquie ne cesse de reprocher aux Etats-Unis le soutien apporté en Syrie aux Unités de protection du peuple kurde (YPG). Ankara voit dans cette milice une émanation du PKK, classé « terroriste » par la Turquie mais aussi les Etats-Unis

SourceAgences

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