jeudi, décembre 2, 2021

Soudan: dispersion à coups de grenades lacrymogènes des manifestations appelant à un régime civil

Les forces de l’ordre soudanaises ont tiré des grenades de gaz lacrymogène pour disperser des manifestations de ce samedi, à Khartoum, qui exigent un régime civil et dénoncent le « coup d’État militaire ».

Des témoins oculaires ont déclaré à l’Agence Anadolu (AA) que la police soudanaise a tiré des grenades lacrymogènes pour disperser des manifestations massives dans le quartier d’Arkawit, à l’est de la capitale, Khartoum.

Un communiqué des comités de résistance du quartier « Karari » dans la ville d’Omdourman, à Khartoum, a déclaré que « les forces de police ont dispersé les manifestants dans le quartier d’al-Thawrat avec des grenades de gaz ».

Plus tôt dans la journée du samedi, des milliers de Soudanais ont manifesté dans la capitale, Khartoum, pour exiger un régime civil et ont rejeté ce qu’ils qualifient de « coup d’État militaire » dans le pays.

Les manifestants ont scandé des slogans tels que « le peuple veut renverser al-Burhan » et « le régime civil est le choix du peuple », ils ont également levé des banderoles avec les inscriptions “Le peuple est plus fort et la régression est impossible“ et “Liberté, paix et justice“.

L’Association des professionnels soudanais (meneuse du mouvement de protestation) a appelé, dans la journée du mardi, dans un communiqué, à des manifestations de masse, ce samedi, « pour exiger un régime civil et rejeter les procédures de l’armée ».

Depuis le 25 octobre dernier, le Soudan est sous le coup d’une grave crise, l’armée avait déclaré l’état d’urgence dans le pays, dissous le Conseil de souveraineté et le Conseil des ministres de transition, limogé des gouverneurs et arrêté des chefs de parti, des ministres ainsi que des responsables, ce qui a déclenché des mouvements de protestations qui s’opposent à ces mesures qu’ils considèrent comme étant un “coup d’État militaire“.

Avant l’application de ces mesures, le Soudan traversait, depuis le 21 août 2019, une période de transition de 53 mois qui devait se terminer par la tenue d’élections, au début de l’année 2024. Durant cette transition, le pouvoir était partagé entre l’armée, les forces civiles et les mouvements armés qui ont signé un accord de paix avec le gouvernement, en 2020.

SourceAgences

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