vendredi, novembre 27, 2020

Soudan: Les dés sont jetés mais rien n’est joué

Au Soudan, les Forces de la Liberté et du Changement (FLC) ont déclaré que «mercredi sera la fin du délai des négociations au sujet de la période transitionnelle», et a accusé le Conseil militaire, actuellement en tête du pouvoir au pays, d’être responsable du meurtre des protestants soudanais devant le Quartier général de l’armée à Khartoum.

Lors d’une conférence de presse tenue mardi après-midi, à Khartoum, la FLC avait annoncé que des troupes portant l’uniforme des  forces d’intervention spéciales, avaient tiré à balles réelles sur les manifestants dans la place de contestation, ce qui a fait un bilan provisoire de 4 mort et de 200 blessés, dont 77 sont dans un état critique.

Tenant le Conseil militaire pour principal responsable, la FLC l’a accusé de tenter de disperser les contestants par tous les moyens, et a demandé à ce qu’on punisse les responsables des assassinats.

Alors que le Conseil militaire avait, de son côté, annoncé qu’un officier était tué et que d’autres étaient blessés, il a affirmé, dans un communiqué, que «des intrus armés se trouvaient dans la place de contestation», sans pour autant, préciser l’identité des coupables.

De leurs parts, les forces d’intervention spéciales, sous la direction de Mohamed Daklou, ont émis un énoncé, où ils ont nié leur participation à une action pareille, déclarant que «des groupes et des parties, ciblent la révolution», et faisant part de leur regret vis-à-vis de ce qui est arrivé aux manifestants.

Par ailleurs, pour ce qui semble être un délai pour les fins des négociations, la FLC a déclaré que «mercredi sera la date limite des négociations avec le Conseil miliaire pour céder le pouvoir au civils».

Et malgré l’ampleur des événements, les négociations se sont poursuivies aujourd’hui, notant que cette nouvelle cession, discutera le taux des représentants civils et militaires dans le Conseil transitionnel souverain, et la période de sa régence.

Les principales causes de désaccord étaient le taux des représentants militaires au Conseil final, et les limites imposées à leurs autorités, ce qui prouve que les militaires n’ont aucune intention de céder le pouvoir aux civils, ni de rester à l’ombre et attendre leurs directives pour agir.

Le Soudan est en face d’une période extrêmement délicate, et maintenant que le sang est versé, l’histoire risque fort de prendre un tournant diffèrent.

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