mercredi, décembre 2, 2020

Un ex-chef de guerre congolais reconnu coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale

L’ex-chef de guerre congolais Bosco Ntaganda a été reconnu coupable , lundi, par la Cour pénale internationale (CPI) des 18 chefs d’accusation portés contre lui, dont des « crimes de guerre » et des « crimes contre l’humanité  » commis dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) de 2002 à 2003.

Peu souriant, tête rasée, moustache fine, le chef de guerre et général déchu de l’armée congolaise était serein lors de l’audience, lundi, à La Haye.

Il a été reconnu coupable notamment des crimes de guerre, crimes contre l’humanité, crimes sexuels, viols commis contre des enfants, enrôlement d’enfants. Ce procès est le premier où les viols sont reconnus dans les chefs d’accusation.

Quelque 2129 personnes, dont des enfants, ont été reconnues victimes.

Lors de la commission de ces crimes, Ntanganda était à la tête des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), la branche armée de l’Union des patriotes congolais (UPC), un groupe armé ayant pris part à la guerre civile en Ituri (1999 – 2003).

Selon les ONG, ce conflit foncier qui avait dégénéré en guerre civile, avait coûté la vie à plus de 60 000 personnes.

La Chambre de première instance a reconnu la responsabilité « pénale individuelle » de l’accusé pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, car il avait, effectivement, le contrôle des troupes.

Surnommé « Terminator », Bosco Ntaganda, né au Rwanda, est un rebelle de longue date.

Le dernier groupe armé dans lequel il a combattu dans l’est de la RDC est le M23, défait en 2013 par l’armée congolaise avec l’appui de la brigade d’intervention de l’ONU.

L’un des cinq chefs de guerre congolais à avoir comparu devant la Cour de la CPI, Ntanganda dispose d’un délai de 30 jours pour faire appel.

La Cour ne s’est pas encore prononcée sur les circonstances atténuantes.

Général dans l’armée congolaise de 2007 à 2012, Ntaganda était le fugitif le plus recherché dans la région des Grands Lacs. De manière inopinée, il s’était rendu à l’ambassade américaine de Kigali (Rwanda) en mars 2013, pour demander son transfert à la CPI.

Son procès s’était ouvert le 2 septembre 2015 et les conclusions orales ont été entendues du 28 au 30 août 2018.

SourceAgences

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