vendredi, septembre 24, 2021

Washington fait part de ses inquiétudes concernant le logiciel d’espionnage israélien Pegasus

Washington a fait part de ses préoccupations concernant les rapports faisant état de l’utilisation du logiciel d’espionnage israélienne Pegasus contre des journalistes, des militants des droits de l’Homme et des personnalités de l’opposition.

Le site d’information américain Axios a fait savoir ce jeudi, rapportant les propos de responsables israéliens, qui ont déclaré que « la Maison Blanche a fait part de ses préoccupations aux responsables israéliens au sujet de rapports selon lesquels des logiciels espions produits par la société israélienne NSO ont été utilisés pour espionner des journalistes, des militants des droits de l’Homme et des personnalités de l’opposition dans de nombreux pays à travers le monde ».

Ces dernières semaines, des rapports américains et internationaux ont indiqué que l’application Pegasus a été utilisée à des fins d’espionnage dans de nombreux pays à travers le globe.

Le site Web américain d’information a déclaré que le gouvernement israélien avait accordé des licences à la société NSO pour vendre les logiciels espions Pegasus à plusieurs pays.

« Les rapports médiatiques sur l’utilisation malveillante de cette technologie ont déjà provoqué un tollé au Congrès et dans de nombreux pays européens, et Israël craint une éventuelle crise diplomatique », a-t-il ajouté.

« Un consortium international de journalistes d’investigation a rapporté il y a deux semaines que le programme Pegasus, conçu pour traquer les terroristes et les criminels, est devenu un outil précieux pour les gouvernements afin d’espionner les journalistes et les opposants ».

Axios a souligné que « parmi les pays répertoriés comme clients de NSO, figurent la Hongrie, l’Inde, le Mexique, le Maroc et l’Arabie saoudite ».

« Une équipe spéciale mise sur pied par le gouvernement israélien pour gérer les ramifications a discuté des rapports avec la NSO tout en surveillant, parallèlement, les dommages portés aux implications diplomatiques, sécuritaires et juridiques », a-t-il déclaré.

Le site américain a rapporté les propos de responsables israéliens, dont l’identité n’a pas été dévoilée, qui auraient déclaré que le conseiller principal du Président américain, Joe Biden pour le Moyen-Orient, Brett McGurk, avait rencontré jeudi dernier à la Maison Blanche, Zohar Palti, un haut responsable du ministère israélien de la Défense, et lui avait demandé ce que le gouvernement israélien envisageait de faire à propos la question de NSO.

Et d’ajouter : « Palti a informé McGurk qu’Israël prend la question très au sérieux et examine ce qui s’est exactement passé, s’il y a eu une violation de la licence d’exportation et s’il est nécessaire de changer la politique israélienne portant sur l’exportation de la cybertechnologie offensive. »

Le site Web Axios a déclaré que la Maison Blanche a refusé de commenter cette affaire.

Il a également noté que la crise de NSO a déjà créé des tensions diplomatiques entre Israël et la France, après la parution de rapports de presse faisant état de l’utilisation de Pegasus par le Maroc pour pirater le téléphone mobile du Président français, Emmanuel Macron.

« Jeudi dernier, Macron a appelé le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, pour lui demander des éclaircissements », a-t-il fait savoir.

« Bennett a clairement fait savoir à Macron que l’affaire a été héritée du gouvernement Netanyahu (Benjamin, l’actuel chef du parti d’opposition Likoud et ancien Premier ministre), et qu’il est en train d’enquêter sur l’affaire », a ajouté le site américain.

Le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz est arrivé, dans la journée du mercredi, dans la capitale française, Paris, pour un voyage planifié, et a informé le ministre français de la Défense de l’état de l’enquête sur l’affaire Pegasus.

Selon le site Axios, quatre membres démocrates du Congrès américain, Tom Malinowski, Katie Porter, Anna Eshoo et Joaquin Castro, font pression sur l’Administration Biden pour qu’elle prenne des mesures contre NSO et envisage des sanctions contre l’entreprise pour violations des droits humains.

Et de rapporter qu’ »ils ont dit que les États-Unis devraient envisager de mettre NSO sur une liste noire, comme ils l’ont fait avec des entreprises technologiques chinoises à l’instar de Huawei ».

SourceAgences

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