Un ancien ministre tunisien : Les Émirats arabes unis cherchent à entraver la démocratie tunisienne

Courrier arabe

L’ancien ministre tunisien des Affaires étrangères, et l’un des dirigeants du parti politique «Ennahdha», «Rafik Abdessalem» a déclaré que les Émirats arabes unis (EAU) étaient « le parrain des anti-révolutions et des plans diaboliques dans la région arabe, qu’ils étaient derrière le versement d’un million de dollars pour la société canadienne de relations afin d’améliorer l’image du candidat aux élections présidentielles «Nabil Karoui» ».

«Le projet de Karoui n’est d’autre qu’un plan qui vise à détourner la direction de la démocratie et à frapper la révolution tunisienne», nota Rafik Abdessalem, lors de propos publié sur page officielle, il expliqua que «le malheur, était que la partie qui se chargea de payer les frais de l’affaire sont les EAU, le parrain des anti-révolutions et des plans diaboliques dans la zone arabe», en déplorant leur disposition sur plus d’un front «en Syrie, au Yémen, en Libye, en Égypte, et tant d’autres», il indiqua qu’ils soutenaient leurs alliés en leur payant les frais de telles affaires, «à compter de Haftar, allant à Hemeti, aux séparatistes yéménites, et arrivant à Karoui», a-t-il tenu à signaler.

Complot israélien organisé avec Karoui

Le dirigeant d’Ennahdha qui indiqua que «le montant du contrat était d’un million de dollars américains, soit 3 millions de dinars tunisiens, une somme énorme qui prouve que Karoui s’est fait une fortune en investissant la pauvreté des Tunisiens», en ajoutant: «Le problème de Nabil Karoui, ainsi que tous ceux qui le représentent, est qu’il s’est contracté avec une société canadienne de relations, présidée par un ancien officier du Mossad israélien», et se demandant pourquoi Karoui avait choisi de traiter avec un tel personnage sans un autre, il n’avait pas exclu la probabilité d’un «complot israélien combiné avec Karoui».

Il souligna que le directeur de la société canadienne était «l’homme des sales missions», notant qu’il avait servi le général libyen à la retraite Khalifa Haftar, ainsi que le chef des Forces de soutien rapide au Soudan «Hemeti», accusé de commettre des massacres contre l’humanité au Darfour.

Dans ce contexte, le procureur général tunisien a demandé à la police d’ouvrir une enquête concernant les informations divulguées, et qui impliquent le candidat au deuxième tour des élections présidentielles dans la plus grand affaire de lobbying politique que le pays n’a jamais connu depuis la révolution tunisienne en 2011.

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