lundi, juillet 13, 2020

Abu-Dhabi accusée de crimes contre les droits de l’homme par un ancien détenu britannique

Courrier arabe

Un britannique, ancien détenu des prisons des Émirats arabes unis (EAU), a accusé Abu-Dhabi de crimes contre les droits de l’homme, déclarant que la propagande qu’elle mène, laissant croire aux «EAU du pardon» n’était qu’un mirage, et ce en révélant les coulisses de son aventure au pays.

C’est lors d’un rapport publié par le journal «The Guardian», à l’occasion du premier anniversaire de sa libération, que l’académicien britannique «Mathieu Hudgens» un ancien détenu aux EAU, à l’ombre d’accusations d’espionnage, que les autorités lui avaient lancé à l’époque a raconté son périple.

«Hudgens» a affirmé avoir passé les six premiers de sa détention sous un interrogatoire intensif, et signala qu’il avait même été privé de contacter son avocat, ou de demander de l’aide à l’ambassade de son pays.

«Au final, j’ai été condamné à la prison à vie, et on m’avait obligé de signer des papiers sur lesquelles ils avaient rédigé de faux aveux» avait-il ajouté, en poursuivant son histoire, et en admettant avoir vécu la période la plus terrible de sa vie, durant sa détention.

Des crimes pour se venger 

Le britannique accusa les EAU de mettre les vies des autres en danger, seulement pour se venger, rappelant comme exemple, «l’affaire du citoyen britannique «Ali Aissa Ahmed», qui fut interpellé, battu, et jeté en prison plusieurs jours sans eau ni nourriture, seulement pour avoir supporté l’équipe qatarie de football, durant la Coupe d’Asie, qui s’était jouée au début de cette année».

Il expliqua: «face à des affaires similaires, le système judiciaire des EAU changeait régulièrement, et se présentait sous un aspect généralisant, de sorte à être interpréter par mille et une façon», tout en signalant qu’il était mauvais «même pour les citoyens émiratis».

Dans ce contexte, «Hudgens» avait espéré que les autorités de son pays, puissent penser à protéger leurs citoyens et à défendre les droits de l’homme, plutôt qu’à lancer de plus en plus de collaborations commerciales avec les EAU.

Sur ce, il importe de rappeler que l’académicien britannique a été libéré en novembre 2018, suite à une grâce présidentielle, après 7 mois de détention, lors desquelles il fut condamné à la prison à vie pour espionnage.

La condamnation a été dénoncée par sa famille, qui affirma à l’époque, que son fils n’avait aucune relation avec l’espionnage et qu’il était parti aux EAU, afin de mener une enquête sur la politique étrangère et intérieure du pays, dans le cadre de sa préparation de sa thèse de doctorat.

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