vendredi, octobre 30, 2020

Affaire Ghosn: la justice japonaise souligne que la fuite de l’ex-chef de Nissan est illégale

La ministre japonaise de la Justice, Masako Mori, a réaffirmé lundi que la fuite de l’ancien président de Nissan Motor, Carlos Ghosn – qui a quitté le Japon alors qu’il se trouvait en liberté surveillée – était totalement illégale.

M. Ghosn, qui devait être jugé au Japon en avril pour des malversations financières présumées, a fui le pays le 30 décembre, et s’est rendu au Liban via la Turquie.

« Quitter le pays par des moyens non autorisés, sans passer par les procédures d’embarquement appropriées, constitue déjà un délit », a indiqué Mme Mori lors d’une conférence de presse donnée à Tokyo, tout en gardant le silence sur les détails de l’évasion, qui pourraient avoir impliqué plusieurs complices.

Mme Mori a réfuté les allégations de M. Ghosn selon lesquelles le système judiciaire japonais était « truqué », et a réaffirmé que le Japon « garantissait les droits humains fondamentaux » de tous les accusés.

« C’est une question qui n’a aucun rapport avec son départ illégal du Japon », a-t-elle en outre souligné.

L’ex-PDG de Nissan aurait en effet déclaré par l’intermédiaire de son représentant qu’il avait été « pris en otage par le système judiciaire japonais ».

L’ancien magnat de l’automobile, âgé de 65 ans, a initialement été arrêté il y a plus d’un an sur ordre du parquet japonais. Libéré sous caution en avril de l’année dernière, il était depuis soumis à des conditions très strictes, dont une interdiction de voyager à l’étranger, un accès limité aux téléphones et aux ordinateurs, et une assignation à résidence.

M. Ghosn, qui possède les nationalités brésilienne, française et libanaise, a cependant réussi à quitter l’aéroport international d’Osaka à bord d’un avion privé.

La presse locale a déclaré que l’ancien magnat de l’automobile se serait caché dans une caisse conçue pour transporter du matériel musical pour quitter le Japon sans être détecté. Il aurait apparemment fui le pays avec l’aide d’une société de sécurité privée, et serait en possession de son passeport français.

Le ministère japonais des Affaires étrangères a déclaré que le Japon et le Liban n’avaient pas signé de traité d’extradition, ce qui signifie que M. Ghosn ne pourra pas être légalement remis au Japon sans le consentement préalable du Liban.

Si le Liban refuse de coopérer et de remettre M. Ghosn aux autorités japonaises, l’ancien PDG ne pourra pas être jugé comme prévu en avril, a déclaré un haut responsable du ministère des Affaires étrangères.

SourceAgences

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