De nombreuses critiques ont été adressées au président américain Donald Trump suite à ses déclarations provocantes pour l’affaire Khashoggi. Trump est accusé d’avoir pris la défense du prince héritier saoudien Mohamed ben Salman premier responsable du meurtre prémédité du journaliste.

Le journal américain « Washingtonpost » soupçonne la participation de Trump dans la dissimulation du meurtre de Fameux Journaliste Jamel Khashoggi, et ceci dans un article publié le 18 octobre 2018 intitulé « If Trump helps cover up Khashoggi’s alleged murder, that will also come out »

Selon de nombreux analystes, le point essentiel qui explique la position du Trump est le lien étroit financier et économique noué avec l’Arabie Saoudite. En mai 2017, juste après son élection, Trump a choisi le Riyad comme le premier lieu à visiter lors de son premier déplacement à l’étranger expliquant ainsi un choix stratégique politico-économique.

Le président américain ne voit dans la disparition du journaliste saoudien aucune raison de prendre ses distances avec Riyad même après les déclarations des autorités turques condamnant le prince héritier saoudien.

Le Washingtonpost affirme que Trump n’est pas déterminé à dévoiler la vérité autour de la disparition du journaliste Khashoggi. L’administration Trump est entrain de coopèrer avec la famille royale saoudienne afin de présenter une explication acceptable quant à la mort du journaliste Jamal Khashoggi dans l’objectif d’épargner au prince héritier Mohammed ben Salman toute implication au meurtre.

La manière avec laquelle Trump a pris la défense de la version saoudienne pousse les journalistes et opposants américains à investiguer sur l’origine de la fortune du milliardaire américain et sur ses liens avec la famille royale saoudienne.

En 2015, Trump a tenté, de lancer huit entreprises dans le royaume, alors il abandonne ce plan juste après son élection.

En 2016, lors de la campagne présidentielle, Trump a reconnu à plusieurs reprises, avoir des liens financiers avec les Saoudiens.

La famille royale saoudienne et principalement le prince saoudien Al-Walid ben Talal ont sauvé Trump de la faillite à plusieurs reprises. En 1991, le prince Talal a acheté le yacht de Trump contre un chèque de 20 millions de dollars. Quatre ans plus tard lors d’une autre crise financière, Le prince Talal acquiert 51 % des parts de Trump dans le Plaza Hôtel, le plus important investissement financier pour Trump à l’époque. En 2001, le royaume acquiert l’intégralité du 45e étage de la Trump World Tower pour 12 millions de dollars.

Entre octobre 2016 et mars 2017 Des hommes d’affaires saoudiens ont dépensé 270 000 dollars au Trump International DC. Début 2018, une visite de cinq jours de l’entourage du prince héritier Mohammed ben Salmane a réussi à mettre fin à deux années de pertes pour le compte du Trump International Hôtel de New York.
En août 2018, une enquête est lancée pour savoir si ces dépenses peuvent êtres considérées comme « cadeaux » illégaux d’une puissance étrangère au chef de l’exécutif.

Dans la famille Trump, Donald n’est pas le seul impliqué avec l’argent saoudien. Son gendre, Jared Kushner a essayé, en mai 2018, d’obtenir 100 millions de dollars d’un fond d’investissement lié à l’Arabie saoudite pour financer sa start-up immobilière. Le mari d’Ivanka est un ami du prince héritier saoudien, ce dernier a affirmé dans le passé avoir réussi à mettre Jared Kushner « dans sa poche », selon le site The Intercept.

Les médias américains craignent une influence de la part de Trump sur la réaction officielle américaine dans l’affaire de la disparition du journaliste d’opposition saoudien Jamal Khashoggi.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here